‹ La morale appliquée a la politique, pour servir d'introduction aux observations sur les moeursChapitre 35 sur 116 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Suite du même sujet.

Il vaut mieux renoncer à toute justice que de faire de ceux qui doivent la rendre des instrumens d'oppression et d'iniquité. « La supré- » matie exercée par le prince sur le pouvoir » judiciaire , est, dit M. Pastoret , le complé- » ment du despotisme et la plus grande preuve » de son existence. >»

Chez les peuples libres , la juste crainte de cette pernicieuse influence a été portée si loin , qu'on les a vus absoudre des coupables plutôt que de paraître céder aux désirs d'un accusa-

APPLIQUÉE A LA POLITIQUE. Il5

» donc consiste la sagesse d'un juge , dit ail- » leurs Cicéron P Â ne pas seulement examiner » ce qu'il peut , mais ce qu'il doit ; à ne pas » seulement se souvenir combien- a d'étendue » son autorité , mais jusqu'à quel point il lui » est permis d'en faire usage. »

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