CHAPITRE II
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Les classes moyennes^ dêl» société saut 'Im^ jours , ef partout , les conservatrices des uims ; mais ta'ttdis que les classes in^rieuf es tentent , en s' épurant, de s^éléver jusqu'à - eltes , les hautes classes delà Société n'y descendent- que pour les corrompre, tantôt ent y déposant tes germes d'une ambition à la fois funeste et ridi*' cule , tantôt en y infiltrant le venin subtii'd?line dépravation sublimée aux creusets des cours.
Depuis la mort de Louis XIV jusqu'à celle de Louis XY, c'est-à-dire dans un espace de soixante années , la corruption , descendant à flots, inonda Paris et les provinces de vices, de turpitudes et de bassesses dont la peinture ferait rougir les hommes les plus effrontés de l'âge présent -, tout en fut infecté , le commerce ,
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la finaoce, les lettres, i?armée , la magîstratare et rëgUae» . • ' = -'lî.'n in - > ■• î '.?i- /:<:•'■
Emule du ridie ùoLÛcieti l^miùtentktèolt passait les. meis pour véàir. exposer se» allés dans les impars 4e la ««uit^ef acheter, ao prix de lems attraits €t de leuss richesses /4le# titres
et des huiBilîatiQiis : Mais je m'anéte ; tSfiit
de do«]|Sw& ontpayë ces Tamité»^ taotide Jaunies ont SQCcëdié i ces folles joies ^qae la mofale^t la pitié leur doivent des Goasoiations etnda pa» des cÊoenres:.- .- / ..-■-■- î
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Etat des ICoeurs au m^mëàt dé' h^VëTëlutièli. . '
Toirr hoRime de moniâ^fa^ooiltiiiifn'B'nvipe une autre société que .eelU lùutmlie» dbJaquelU nous virons;. pères. de'i».{éBératioiii;[i^.^gitiBdit encore sobs: nqs\'yftwii d^st ids- «èMS jupis nos enfans { et que nos élèties doH«nt ftpprMdte U vérité sur un leins que roA- ne. voudrait oficnc.l
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leur admiration que pour les replacer sous k joug honteux dont nous les avons alfiranchis a prirde tant de périls et de sacrifices.
C'est à nous qu'il appartient de le dire , U sodëté reposait alors , non sur la pratique des vertus y juais sur le. respect des conTenances ; non sur Tamour des lois, maisjsur la superstition des préjugés \ non sur la connaissance des droits du citoyen y. mais sur la soumission avengk aux »deiiyoirs .du :sùjet .
Là , n'était point honorée comme une bonne mère de famille , dans le grand monde , celle qui nourrissait ses enfans , qui les élevait sous ses yeux ; mais ceUe ijui^ payait/généreusement le lait d'une femme étrangère, qui confiait à des femmes vouées à la r^aite et au célibat k soin d'élever leurs filles destinées à devenir ^PPN^6$::ç t. noires., .^t.qui les retirait du cpuvent pour leur faire épouser un homme riche OU' titré qu^elles Voyaient pour la première fois le jf»fr«oA se'passait le! contrat de mariage. }•>. 4f L^ pères- de nos- jours j écrivait en 1 760 un vertitttUK (iniiistre ( ftï : Turgot ) 4 mériteraient vil cfiâtknept pubKc^quand'on les vent ,. par inâifliirèncè on par mépris des nkBurs, confier
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leurs fils à des gouyerneurs -aussi, dépravés ^uignorans. Pour mieux: me faire entendre , ajoute-t-il , je monterais yolontiets à 1 Wdr6it le plus ëleyé de la ville , et là je crierais à pkine tête : O Parisiens , êtes - vous assez inseoisés , vous qui prenez tant de peine ponr amasser des biens , et prenez si peu de soins de yo& enfans à qui vous devez les laisser !»
A cette époque , il était difficile de réunir cinquante personnes du grand monde sans tron^ ver dans le nombre un excellent père qui avait fait enfermer son fils, unç tendre épouse qui avait obtena'uàe lettre de cachet contre son mari , un grand homme d'état qui s'était vengé des plaisanteries d'nnjiomme de lettres en renvoyant à b Bastille.
U était du bon- ton alors de ne jamais par^iitre en public avec sa . femme , d'habiter dans le même hâtel un corps de logis séparé , d'appeler son père monsieur , et de faire porter sa livrée aux gens de sa nudtresse.
Des apAtres religieux et politiques s'élèvent contre les mœurs nouvelles , où le respect de la foi conjugale et les doux liens de famille ont été remis en honneur; mais enfin les mœurs
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des tems où ces Ueiu étaient brisés, où cette foi était im objet contiaiiel de raillerie et de ridicale, ne sont encore qne regrettées, et leur retour n est peot-étre pas aussi certain qu'on l'espère.
Le grand principe de la liberté des hommes , même de ceux dont Tépidenne est d'une autre couleur que la nôtre , est solennellement reconnu ; celui de Tindépendance des nations ne tardera pas k F être. Des soldats étrangers Mt, il est vrai , trempé leurs armes homicides dans les eaux du Ynltume et de TEridan ; mais on se contente de menacer TEbre et le Tage. Leses^ pérances des peuples européens* ont été trompées : les promesses d'une liberté constitutionnelle qui leur ont été faites n'ont pas été religieusement tenues ; mais les traités garans de l'autorité des princes, des droits du sceptre et de Tencensoir , ne sont-ils pas maintenus arec une scrupuleuse fidélité ? Ces droits font partie de ceux des peuples , et tout nous permet d'espérer que ceux-ci finiront par obtenir à leur tour un triomphe légitima.
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