‹ La morale chez les ChinoisChapitre 12 sur 23 · TEMPS MODERNES · texte numérisé non relu

TEMPS MODERNES

Le premier empereur de la dynastie Tartare mantchoue fut comme tous les précédents usurpateurs, il chercha à se concilier l’affection des Chinois en respectant leurs lois, en se conformant à leurs coutumes, en laissant un accès facile auprès de sa personne, et, surtout, en confiant aux lettrés, c’est-à-dire aux Mandarins, le gouvernement des villes et des provinces, ce qui a contribué à maintenir le sceptre entre les mains des princes Tartares.

Mais celui qui comprit le mieux son rôle politique pour affermir une dynastie étrangère sur le trône de la Chine, fut Khang-hi ouHoang-ti, homme appliqué à l’étude et d’un caractère ferme et modéré, qui régna depuis 1G62 jusqu’en 1722, et fut ainsi contemporain de Louis XIV.

C’est sous cet empereur que les missionnaires jésuites eurent le plus d’accès et obtinrent le plus long séjour en Chine ; toutefois, s’il aimait à les consulter sur les questions scientifiques, et principalement sur l’astronomie, il ne voulait point fa-

voriser la propagation de la foi chrétienne ; et dans ses édits comme dans ceux de ses successeurs contre cette propagation, les missionnaires sont représentés plutôt comme chefs de sociétés secrètes et politiques que comme sectateurs de religion nouvelle. Les réunions en commun d’hommes et de femmes étaient surtout fort suspectes et contraires, d'ailleurs, aux lois comme aux mœurs du pays. Un premier édit fut lancé contre leur séjour ; puis, un deuxième édit le leur accorda à la condition qu’ils s’abstiendraient de toute pratique extérieure du culte chrétien.

Un édit plus tolérant, porté en 1692, permit cette pratique, mais les prétentions de la cour de Rome, encouragées par quelques missionnaires dominicains dont le zèle allait jusqu’à critiquer ouvertement les mœurs et coutumes chinoises, provoquèrent un nouvel édit, en 1706, par lequel le séjour de l’empire fut interdit à tout missionnaire qui n’adhérerait pas à la doctrine de Khoung-tseu et aux rites traditionnels de la Chine.

‘ Cet édit n’embarrassait pas les jésuites, ils avaient jusque-là montré beaucoup de prudence et s’étaient efforcés, dès le commencement, à ne froisser aucune des institutions du pays ; ainsi, dans une supplique adressée par quelques-uns d’entr’eux, en 1669, ils disaient : « Les principaux points de la doctrine chrétienne consistent à révérer le ciel, à aimer les hommes. Elle ordonne de se vaincre soimême, d’accomplir les lois de la nature, d’être sage et fidèle, d’avoir de la piété filiale et d’être humble et modeste. » Us avaient en quelque sorte copié Khoung-tseu, sans sortir des termes de l’évangile, pourse faire admettre -, et les empereurs se seraient

montrés bien difficiles en rebutant ces nouveaux auxiliaires ; Khang-hi surtout, qui professait la doctrine de Khoung tseu et s’efforcait d’y modeler sa conduite, était disposé non-seulement à tolérer leur présence mais encore à les appeler à sa cour ; et c’est ce qu’il fit tant qu’ils surent borner leur apostolat àl’enseignement du christianisme accommodé à la morale de Khoung-tseu. Peu à peu, cependant, ils devinrent plus entreprenants, et forcèrent Ivlianghi à prendre des mesures pour arrêter leur active propagande.

Néanmoins, ces missionnaires ont rendu une grande justice à la modération et aux vertus de ce prince. Les Mémoires sur les Chinois (1) contiennent plusieurs traductions de ses écrits, et entre antres des instructions morales dont certains passages méritent d’être rapportés ici :

« Toute affaire petite ou grande doit être traitée avec la même attention. Un ancien dit : Quelque petite que soit la chose il ne faut pas moins y veiller, quelque étroite que soit la fente il faut la boucher promptement. » — « Les gens du monde aiment leurs aises et haïssent tout ce qui les incommode. Pour moi, je suis convaincu que l’homme qui n’a jamais ete privé des commodités de la vie n’en peut pas sentir le prix; s’il éprouve la plus petite gène il est incapable de la supporter. »

Quels qu’aient été le goût modéré et les habitudes simples de cet empereur sa position ne devait pas l’exposer beaucoup à de semblables épreuves.

Il disait encore : « Les hommes aujourd’hui nomment purification l’abstinence des viandes ; je ne

sais si les anciens l’observaient ; dans VY-king Hitseu dit qu’il -fit connaître sa vertu en se purifiant et s’abstenant d’une manière intérieure. Se purifier veut dire : régler les affections de son cœur et en bannir tous les désordres; s’abstenir n’est autre chose que réprimer les pensées de son cœur qui seraient contraires aux lois et à la vertu. »

Et il ajoutait : « Présentement, les hommes observent les jeûnes de certains jours et ne se conduisent pas comme les anciens. »

Il faisait allusion aux sectateurs de Lao-tseu et do Bouddha qui avaient formé en Chine des couvents de moines, de Bonzes et de Bonzesses, où l’on se livrait à la pratique des jeûnes plutôt qu’à celle de la vertu.

Les missionnaires qui ont traduit ces belles maximes ne devaient point trouver la dernière de leur goût; toutefois, ils ne l’ont accompagnée d’aucun commentaire.

Il disait : « Pour arriver au plus haut point de la perfection, il ne faut pas s’arrêter un moment : l’exercice continu aidera les progrès ; les lumières augmenteront de plus en plus, et, de vertu en vertu, les mérites deviendront infinis. »

Il cite, pour l’appuyer de sa propre expérience, l’observation de Khoung-tseu, à savoir que les femmes et les esclaves sont très difficiles à gouverner ; que si on les traite avec affection, ils cessent d’être soumis; que si on les regarde avec indifférence, ils s’en plaignent. Il déclare avoir fait la même remarque lorsqu’il traitait soit avec douceur, soit avec dédain les esclaves et les domestiques. Mais, pas plus qùé le Philosophe, il ne cherche à expliquer ce fait par le manque d’instruction, par

l’abandon, par l’état même d’abjection et de mépris où étaient plongés les esclaves et les femmes. Il y avait là quelque chose à faire, bien plus qu’à déclamer de la part d’un empereur élevé à l’école de la morale pratique.

Cependant, je l’ai déjà fait remarquer, la femme comme mère était très honorée en Chine, et Khang-hi fut un modèle parfait de respect filial sous ce rapport. 11 dit lui-même que, pendant plus de cinquante ans, il visitait sa mère deux et trois fois par jour et s’entretenait avec elle. Lorsqu’il était en voyage, il lui envoyait souvent des estafettes pour la saluer et lui porter une lettre : « Ces envois, ajoute-t-il, n’étaient ni à jour marqué ni en nombre déterminé... Celui qui assigne des jours pour de tels devoirs et de telles visites et en fixe le nombre ne mérite pas le titre de fils respectueux... Tenir compagnie à sa mère, lui rendre des devoirs soir et matin, ce n’est pas seulement un devoir de l’empereur, mais une loi établie pour tous les particuliers. La tendresse réciproque des enfants et des mères est un don que nous tenons du ciel. La différence de rang ne dispense pas de cette obligation imposée par la nature. On lit dans le Li-ki : « On doit le soir rendre visite à son père et le matin aller savoir comment il a passé la nuit ; c’est le devoir d’un fils qui veut remplir les devoirs que lui impose le respect pour celui qui lui a donné le jour. »

Si.cet empereur avait eu pour les femmes en général la moitié du respect qu’il témoignait pour sa mère en particulier, il aurait trouvé dans son cœur des lois favorables à leur condition sociale ; mais à ses yeux, comme aux yeux de ses prédéces-

seurs les plus sages, disciples également de Khoungtseu, la femme en Chine n’a réellement mérité d’hommages qu’à titre de mère, et encore fallait-il qu’elle eût un fils.

Il disait encore : « Je suis monté fort jeune sur le trône,, et jamais je n’ai été porté à verser le sang. Mon unique soin a été de faire en sorte que chacun, de bon qu’il était, devint meilleur encore... Lorsque j’étais très jeune, j’aimais à tuer les bêtes fauves à coup de flèches à la chasse; maintenant, à mesure que je vieillis, si j'en vois quelqu’une prise aux lacs ou extrêmement fatiguée de la course, je n’ai pas le courage de la percer. »

La chasse a toujours été le plaisir favori des despotes ; elle entretient la main sans danger et endurcit le cœur aux scènes sanglantes; il n’y a pas loin entre verser le sang des animaux par amusement et verser celui de ses semblables par ambition. Aussi tous les grands moralistes se sont-ils élevés contre ce plaisir barbare. Toutefois, on dit que c’est à la suite de fatigues éprouvées dans une chasse au léopard que cet empereur mourut; mais celte chasse pouvait être justifiée par l’utilité de son objet.

Ivhang-hi avait adopté le préjugé consistant à regarder les fléaux, les pestes, les famines, les sécheresses, les tremblements de terre, etc., et même les phénomènes naturels et inoffensifs, tels que les éclipses et les .comètes, comme des accusations ceiestes contre les fautes des empereurs, préjugé qui avait au moins l’avantage de permettre de rappeler les gouvernants à leurs devoirs.

A ce sujet, il disait que toutes les fois que pendant son règne de 60 ans il y a eu des tremblements • de terre, des sécheresses ou des inoqdations, il a

toujours examine les fautes dont il pouvait être coupable, et qu’anssitût ces calamités publiques cessaient. Ce moyen valait bien celui des prières publiques dans d’autres pays.

11 laissa un testament qui renferme plusieurs passages remarquables :

« La vraie manière de révérer le ciel est d’imiter ses aïeux, y est-il dit, c’est de traiter avec bonté ceux qui sont loin, et d'avancer selon leur mérite ceux qui sont près; c’est de procurer au peuple le repos et l’abondance ; c’est de faire son propre bien du bien de l’univers, et son propre cœur du cœur de l’univers; c’est de préserver l’Etat du danger avant qu'il arrive... Pendant mon long règne je n’ai eu d^autre vue que de procurer à l'Empire une paix profonde, et de rendre mes sujets contents chacun dans son état et dans sa profession... »

Ces belles pensées sont un peu gâtées par une sorte de fatalisme. « Le destin des Empereurs, ditil, est arrêté" par le ciel ; suivant ce destin, s’ils doivent jouir d’une longue vie rien n’est capable démettre obstacle, et s’ils doivent jouir d’une paix profonde, rien n’est capable de l’altérer... ->

Voici une protestation que peu de souverains se îaicnten droit de faire : « Je n’ai jamais dépensé inutilement les fonds du trésor public — c’est le sang du peuple — je n’v ai puisé que ce qui était necessaire pour la subsistance des armées et pour subvenir aux famines. »

Young-lcliiug, son successeur, eu 1723, s'efforça de marcher sur ses traces. Il commença d’abord par condamner un de ses frères à restituer des

biens qu’il avait extorqués sous le règne de son père, et l’exila en Tartane.

Il remit en vigueur une loi tombée, à ce qu’il paraît, en désuétude, dans les provinces, et consistant à ne laisser exécuter aucune sentence de mort avant que les pièces du procès n’eussent été communiquées à l’Empereur.

Il lit aussi un ouvrage intitulé les dix Préceptes , dont le P. Amiot a donné une traduction (1).

Le premier article est un exposé des soins que le père et la mère doivent à leurs enfants, de l’obligation de les honorer, de les respecter, de leur être soumis en tout, de leur procurer la subsistance, et de les vêtir décemment. Le deuxième prescrit la subordination entre les enfants et la dépendance des plus jeunes, consistant à ne rien faire que par les ordres on avec la permission des aînés. Le troisième traite des moyens d’entretenir la bonne intelligence avec tout le monde. Le quatrième recommande aux père et mère d’instruire leurs enfants, et aux aînés d’instruire leurs cadets pour corriger leurs mauvaises inclinations et pour cultiver les bonnes, pour leur inspirer le respect qu’ils doivent aux magistrats, et l’obeissance qu’ils doivent aux lois, pour leur apprendre enfin tous les devoirs de la société (2). Dans le huitième il indique les occasions où l'on peut boire du vin et danser, et les crimes qui naissent de l’ivrognerie. Les neuvième et dixième consistent à défendre le jeu, cause de désordre, le duel et l’homicide, crimes dignes de mort

(1) Mémoires sur les Chinois. T. VII.

(2) Il suppose sans doute qu’ils sont eux-mêmes instruits ^ de ces devoirs.

Malgré les mesures de rigueur qu’il fut obligé de prendre contre les missionnaires, ceux-ci ne lui ont pas moins rendu justice. Le Père Duhalde, qui approchait de sa personne, fit de lui ce portrait sans doute un peu flatté : « On ne saurait s’empêcher de louer son application infatigable dans le travail ; il passe jour et nuit à établir la forme d’un sage gouvernement, et à procurer le bonheur de ses sujets; c’est lui faire sa cour que de lui présenter quelque projet tendant à l’utilité publique et au soulagement des peuples. Il y entre aussitôt et l’exécute sans nul égard à la dépense. Il a fait plusieurs règlements, soit pour honorer le mérite et récompenser la vertu, soit pour mettre de l’émulation parmi les laboureurs ou pour secourir les peuples dans les années stériles. Ces qualités lui ont attiré en peu de temps le respect et l’amour de tous ses sujets (1).»

Khian-loung, en 1736, marcha aussi sur les traces de ses prédécesseurs; il aurait pu compléter leurs réformes s’il n’avait été occupé pendant presque tout le temps de son règne à réduire lesTariarts Oelets qui s’etaient révoltés contre sa domination et les Miao-tseu, peuplade indépendante qui commet^ tait des brigandages sur le territoire de l’empire.

Mais ce qui nous intéresse le plus pour notre sujet, c’est la conduite morale de ce prince ; elle se révèle dans une proclamation qu’il fit à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance, et où l’on trouve ces passàges : « J’ai mis tous mes soins à procurer le bonheur au peuple : quoique tout m’ait réussi, je crains des revers... Je chéris mes sujets comme moi-même ; je n’oserais être gai, si je les savais

(1) Description de la Chine, t. 1, p. 485.

tristes. . . Je veux que mes bienfaits, semblables à une pluie douce qui fertilise les champs, se répande indifféremment sur tous. »

Pour mettre un frein à la cupidité des fonctionnaires, il lit d’abord poursuivre un gouverneur de province qui avait commis des concussions. Secondé par un ministre intègre, il ordonna une enquête sur la conduite des mandarins .soupçonnés de prévarications ; trois cent quatre-vingts furent jugés coupables, ce qui annonçait uu grand désordre dans la partie administrative de l’empire : les uns furent destitués, les autres exilés et le restes, mis à mort.

On a également reproduit son testament, qui se distingue par plusieurs articles dignes d’être cités : Art. 10. * Qu’on fasse rechercher tous ceux qui se distinguent par leur piété filiale ; qu’on s’informe de tous ceux qui ont mené jusqu’à présent une vie irréprochable et rempli leurs devoirs. Qu’on s’informe de toutes les femmes qui se sont distinguées par la pratique des vertus particulières à leur sexe, et que leurs noms soient donnés aux mandarins, afin que des récompenses puissent êtr6 décernées à chacune suivant son mérite. »

Art. 13. « Qu’on exempte de toute corvée l’un des enfants ou des parents de tout soldat et de tout citoyen septuagénaire et au-dessus, afin qu’il puisse avoir auprès de sa personne quelqu’un pour le servir. » ' *

Art. 18. « Que les mandarins de chaque localité aient soin des veuves et des orphelins, des malades, des vieillards et de tous ceux qui n’ont aucune ressource. Qu’ils emploient pour les secourir les deniers publics qui doivent me revenir. »

Art. 20. « Je veux forcer tous mes sujets à désirer

r(ue je vive longtemps , afin que je règne encore longtemps sur eux. Je n'ai rien oublié de ce qui dépendait de moi pour leur procurer les ci^q sortes de bonheur. Je continuerai de même jusqu’à la fin de ma course, quel qu’en puisse être le terme. »

On est frappé de la ressemblance monotone d’idées et d’expressions qui caractérise les paroles des empereurs ou ministres imbus de la doctrine de Khoung-tseu. C’est que la véritable morale n'a pas deux systèmes ni deux langages; et tandis que la philosophie et la religion changent avec le temps et les hommes, la morale reste toujours la même, car elle est dans la conscience de chacun.

SousKia-king (1796-18201 plusieurs révoltes éclatèrent ; dans l’une d'elles l’empereur manqua d’être assassiné. I/indiffèrence de la population en cette occasion fut une preuve que les Chinois n’avaient pas lieu d’être satisfaits de son gouvernement. Il s’en plaignit dans une proclamation. Parmi tous les individus présents à cette tentative, six seulement avaient couru à son secours. Il convint du reste que son administration laissait à désirer, et que lui-même avait commis des fautes, malgré son attention et les soins qu’il mettait, disait-il, à bien gouverner. Comme tant d’autres, il promit de mieux gouverner à l’avenir , et déclara que ce qui l’affectait le plus, comme un symptôme non équivoque du mécontentement, c’était l indifference du peuple.

« C’est cette indifférence, dit-il, et non le poignard de l’assassin qui m’afflige. » Ce vers :

Le silence du peuple est ta leçon des rois !

Est vrai en Chine comme partout.

Malgré cet événement, il continua la même vie désordonnée. Alors des'sociétès secrètes se formèrent dans le lnvt de le renverser et de secouer lejoûg de la domination tariare. Les missionnaires furent quelquefois englobés dans les poursuites que rno tivaient leurs réunions clandestines.

Enfin, ce règne fut une suite continuelle de révoltes, de répressions, de concussions, de meurtres et de supplices. Et cependant cet empereur ajoutant l’hypocrisie aux desordres de sa conduite, affichait toujours les meilleurs sentiments, et les clauses de son testament jurèrent singulièrement avec toute sa vie. « Les devoirs d'un souverain, y est-il dit, consistent à connaître les hommes et à procurer du refos au peuple. J’ai pendant longtemps examiné et médité avec soin ces devoirs ; ils sont réellement très-difficiles à remplir. Réfléchissez profondément à ces grands principes; maintenez-jes avec force. Donnez des emplois aux vieillards sages et vertueux; aimez et chérissez le peuple aux cheveux noirs (c’est-à dire les jeunes gens.) »

Il mourut en 1820, laissant à ses successeurs l’empire dans un état de révolution imminente qui après plusieurs tentatives infructueuses ne tardera pas à avoir un dénouement favorisé par les communications de plus en plus étendues et fréquentes avec les Européens.

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