QUATR1ÈIU II - ON
la famille. Il faut donc prévenir autant que possible ce funeste abus. C'est précisément d'ailfc nsla société démocratique
qu'il importe le plus d er les liens de la Famille. Gai
moins cette société a de liens hiérarchiques, plus il est n» saire que ceui de la famille aient de force et forment un noyau compacte qui empêche la société de ésoudre bb poussière.
Enfin inculquez a v. s enfants h - «|iu achè1
ronl d'en faire des hommes et en feront du même citoyens: d'abord le respect des droits d* autrui, <»u [amour dé lajustii ' . c est-à-dire précisément le sentiment auquel le cœur des enfants est !«■ |»Iu> enclin rien ne 1rs révolte plus aisément que I injustice dont ils sont les victimes ou les témoins : puis Y amour de f humanité, ou, pour employer une expression i imi us abstraite et qui convienne mieux îi cet ùge, l *amow homnu , ce que la langue chrétienne appelle la ' ou 06 que la langue philosophique du ivm siècle a nommé !
ana [les mots importent peu, pourvu que la chose j soit . I vertus ne seront elles-mêmes i omplètes que si vous développez en eux Yesprit digaliti et Yesp qui,
avei Y esprit de h sont précisément les principes vitaux de la vraie démocratie. V< coutumez «inné votre enfant a ne pai m é prise i les autres enfants ou les hommes moins bien vêtus ••i moins heureux que lui, mais à les respei ter et a les aimer comme jaux 1 1 comme & - frèn - dans la grande famille humaine. I lites eu sorte, «lit admirablement i au, qu il ue se i1 icune 1 qu'il se retrouve
dans tout< s< linsi l'éducation sera vraiment démot ratique: exclu I . supéi qui ne s«' Fonde p is »ui
le mérite 1 1 sentiu 1 b fera
l<'- h" clame In 1
1 ai pai !' l'ici il une mani rentsdan? ation de leurs 1 niants doit 1
.m juste la part du \\én dai oettu 1 du( -<-
I \ MOHAl.l D'ANS LA i MILLE. 61
tion? Le père e1 la mèn ront-ils les enfants, le père
se chai gœanl exclusivement de l'éducation «les fils, e! la mère de celle des filles ? Il faut reconnaître que la première convient plus particulièrement au père, et la seconde à la mère; aussi d'y a-t-il guère de plus grande infortune pour une jeune fille que de perdre sa mère: c'est un malheur irréparable el dont elle s-' ressentira loute sa vie, el ce n'esl guère un moins grand malheur pour un jeune homme que d ; perdre son père. Hais -'il esl vrai que la fille réclame surtout les soins et les conseils de la mère, et le fils ceux du père, il ne l'est pas moins que l'éducation, pour être parfaite, doit être l'œuvre commune de l'un et de l'autre. Non-seulement il est bon que la mère vienne tempérer la sévérité et la rudesse du pore, et le père, l'excessive indulgence ou la faiblesse naturelle <lo la mère; mais la fille a beaucoup à iux leçons de son père, et
le G les de -.1 mère. Ce que fail la nature elle-même en
transmettant au fils quelque chos ! de la ti. I du caractère de la mère, et a la fille quelque chose du caractère et de la figure du père, uni - ■ éducation le doit faire aussi. La mère communiquera au fils quelque chose de la délicat féminine; le père communiquera à la fille quelque chose de l'énergie virile, et ains irmera un h< . mélange qui, Bans faire perdre a chaqi 1 m caractère essentiel, en
tempérera les exi en coi its. Et ce mélange
influera lui-même heureusement sur la société démocratique, qui ne doit être ui effi minée, ui - re.
Je n'aurais pas complètement a< hevé cette étude sur la morale dans la famille, si je ne parlais i\*^ domestiques, qui,
nine leur nom l'indique, font aussi partie ^ la 1 a, et dont la présence dans la famille im| i de nouveaux
devoirs. La transformation démocratique de la société .1 d'ailleurs amené dans les mœurs sur ce point d«'s chai
Us dont il importe d'étudier les efl le soul< e des
problèmes qu'il faut examina