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raisous qui expliquent, selon lui, I impuissant u de I éducation, il. mi la force devrait être si grand si que l'on se con-
tente <l«' donner des règles, quand il faudrait t'a tre <l«'s
habitudes ». Il expliqua pensée : On b grand soin
de dire à un enfant <|u'i! Tant être juste, tempérant, vertueux; et a-t-il la moindre idée de la vertu? Ne di i votre fils:
/ verl 'nais faites-lui trouver «lu plaisir a l'être;
dam son • a w i . nature
1/ u / Ne ( h iez-vous pas entendn l; iu lui-i
Turgot ne nie y ailleurs, la nécessité des i< straites
générales; mais il ne pense pas qu'elb - soi* ut à leur place dans l'éducation ordinaire : il veut qu'elles viennent aux enfants comme elles s.. ni venues aux hommes, par d< I «-n s'élevanl depuis les idées sensibles jusqu'à elles. le suis <l< avis; et, si j'admets qu'on fasse intervenir les rè| es dans |f éducation des •niants, c'est a la condition qu'à côtédu pré- >te on place «mi quelque sorte, sous leurs yeux, l'exemple et l'application, ou mieux encore qu'on les conduise «I»* l'exemple el de l'application à la règli st de cette manière seulement qu'ils arriveront a comprendre cette m - [u'ils apprendront à la pratiquei n|, us pour < ela deux conditions sont encore nécessaires. i i première el la plus importante, i est que l«,s parents oenl eux mêmes a leurs enfants le modèle des vertus qu'ils veulent leur inculquer, autrement les plus belles paroles, même illustrées par les plus |>eaux exemples 1 étant i outredites par la conduite des parents, ou ne seront pas» omou ii auront au< une eu tion : les enfants ne manque pas de remarquer < ette i onti adii lion, et ils feront li. tins discours, des leçons qu'on voudra leui donv e, les actions viennent confirmei les pa-
a yeux ii<' I enfant et \ • "ii ,i l'imitai aussi leui mo-
LA MOKALi: DANS LA FAMILLE. 57
ralité future dépend-elle le plus souvent de celle de leurs parents : c'est sur le modèle de celle-ci qye se forme celle-là. De là cvs vertus qui semblent se transmettre de père en fils, et de là aussi ces vices eu quelque sorte héréditaires. Il v a familles où se perpétue de génération en génération comme une atmosphère de vertu ; dans d'autres, au contraire, l'atmosphère du vice altère, si je puis parler ainsi, les organes moraux de ceux qui ont le malheur de naître dans ce milieu, comme l'air insalubre de certaines régions vicie les organes physiques de leurs habitants. Il faut donc que les parents prêchent d'exemple; c'est là le premier point. C'est encore i e que Turgol avait parfaitement exprimé, en regrettant qtir < ••■ point ne lut pas mieux pratiqué : « Le gros de la morale, disait-il à ce sujet, esl assez connu des hommes; mais toutes les délicatesses de la vertu sonl ignorées du grand nombre ; ainsi la plupart des pères donnent sans le savoir et même sans le vouloir de très-mauvais exemples a leurs enfants. » La famille ne sera une véritable école de morale pour les enfants qu'à lit condition de l'être d'abord pour les parents.
Un autre point important pour développer chez les enfants les habitudes morales, c'est, tout en leur donnant soi-même i exemple, de les mettre a leur tour a portée de pratiquer, dans la mesure où celaconvient a leur âge, les vertus qu'on veut leur inculquer. C'est aussi ce que Turgol avait bien compris: «Mettez-le dans les occasions d'être vrai, libéral, compatissant; comptez sur le cœur de l'homme; laisi semences précieusi s de la vertu s'épanouir à Pair qui les environne. » lei encore on croirait entendre Rousseau. Celui-ci, de s., m côté, pose en principe que les le» mis morales qu'on veut donner aux enfants doivent être plutôt en actions qu'en discours, parce que les enfants oublient aisément ce qu'ils nui dit mi <•■• qu'on leur ;i dit, mais non pas ce qu'ils ont fut mi ce qu'on leur .1 fail l I. Seulement ii oublie parfois que,
♦.. ii, p. i
dans l'éducation de l'enfant, il ne d oir d'appi
v\ d'artificiel, mais <ju*' loul « i« »i t se présenter comme de soimême et naturellement, aussi je n'aime pas< es petit nés qu'il arrange .1 l'usage d( son élève et où il fait intervenir tantôt le j irdînierde la maison, tantôt un joueur <l<" gobe afin d'en tirer des leçons indim tes; « ar, comme l'a très-bien dit If . Villemain, dans / }oau de la Httérahm wm1 ■]\ leçon . > nr sait-on pas que les enfants ont un merveilleux Instinct pour démêler les petites ruses qu'on leur fait, et voir si l'on agit séi ieusemenl avec eui ? Quand ils surprennent l'artifice bien alors <|ii<' l'éducation est perdue, et Rousseau, dans son plan, est toujours >M de danger. •>
Maintenant quel doit être le caractère de l'éducation morale pour répondre .1 l'esprit de la démocratie, c'est- à-dire a prit 'I*' justice et d humanité jçard il \ a beaucoup a
tirer de Jean-Jacques Rousseau, lout en se mettanl irde
contre 1 ertaincs exagérations.
Il faut d'abord s'appliquer à développer dans I Ame des
enfants s'in^ lesquelles j'ai montré
qu'il n'j 1 pas poui I homme de dignité et que la démocratie
manque de base* Il Faut 01 iprendre aux enfants que leur
-t toute en eux et que si elle ne dépeud plu-.
une dans les - ités ai isto< ratiques, de la n l du
elle ne dépend pas davj ede la Fortune, soit de celle qu'ont acquise leurs parents, soit de celle qu ils pourront quérir eu* mêmes; qui fortune en eflbt n'a «l<i mérite
que par la manière <l"iii on l'acquiert el pai l'usage qu'on en fait, et qu< I là pai conséquent ce qui doit être leur premier sou< I est an point capital dans une société où
fortune tend k usurper la considération qui s'attachait
1 l.i naissance ••! au rang, et eil bien
plus odieux que celui de la nn ueil de 1 argent ; où,
d'une part, la facilité «lr s'enrichir sans travaille! . au moyen
des jeux de bourse et de toutes sortes de spéculations, et de l'autre, les jouissances que procure la ricl luxure,
plaisirs mondains, excitent de si nombreuses et si ardentes convoitises, où enfin le culte du veau d'or dégrade tant d'an Prémunissez vos enfants contre ces vices en relevant chez eux. par vos propres exemples, en même temps que par vos os, le sentiment de la dignité humaine, qui ne repousse pas la richesse, le luxe et les plaisirs, mais qui les met à leur place et n'en l'ait pas le luit même de la vie. Sursum corda, telle devrait être la devise de l'éducation.
En second lieu, développez en eux les vertus de famille. Inspirez-leur, quant au présent, le respectai YamouripouT vous, et. à cet effet, rendez-vous respectables à la fois el aimables pour eux : vous conquerrez ainsi leur estime et lenr confiance; puis l'amour et le dévouement entre eux : quoi de ptas beau et de plus salutaire que l'union des frères et «les sœurs! quoi de plus odieux, au contraire, et de plus Funeste que leur discorde ! « Famille. rie justement Saint-Lambert dans son Catéchisme philosophique, où il y a sans doute beaucoup à reprendre, mais aussi quelque chose a prendre, • famille, vous un tout ipion affaiblit quand on le divise; que nos cœurs soient unis, afin que vos père et mère puissent leur
dernière heure i aucun ne sera sans appui. ■ Préparez-les eD outre, aux vertus qu'ils auront a pratiquer un jour comme époux et comme parents, el dont ils trouvent en vous l'exemple d irésent ; et par cette éducation resserrez autant qu'il est possible les liens de famille qui tendent si fort à se relâcher. Outre les causes que j'ai déjà eu occasion d'indiquer, comme chez les uns la misère ou au moins l'absorption de l'éducation par l'apprenti» l'amour toujours i roissant
du lucre et <lu luxe, et en al !•• p de l'indifférence
morale, outn l'esprit même de liberté que déve
lopl .1 il n'est pas guidé par
l'esprit «le un. rallie, de concourir au n lu hument des liens de