‹ La morale dans la démocratie (volume 2)Chapitre 14 sur 43 · I. esclava 11 effel un un · texte numérisé non relu

I. esclava 11 effel un un

homme ne peul ôti 1 traité comme une chose ou

comme un animal. Ni le droit de conquête, ni l'infériorité <l<i i.t m e ': - Liraient justifier l'esclavage : ' aquêtfl

n'est pas un et l'infériorité de la race n'empêche pas

1rs nègres d'être les créatures humaii la une vérité

m éclal mte qu'on s'étonne que <l<i nos jours, au milieu di \i\ siècle, il |»ii laves dans le monda

civili» une l( itique. Mais patience, il 1

d'être un grand prophète pour prédire qu ùècle ne finii ml que unie in spai u d

tei 1 suivant le

litre d'un il publié <'ii faveur «I»'

l'affi it «l«'s ii l pour

u dispa .-i il œ mettra point bas les

.•s qu'elle n'ait été . Il en a malheu nenl coûté

la rupture d - 1 nia, et il en « oûte lous les jours des

11*1 ,|. ition île riniquiti ndition

du pro lis le pr< \ .., 1. Il est déjà en

paj li< des pai lisans de

qui Faire ne pas .1 sui-

LA MORALE DANS l.\ FAMILLE. 03

vre (4). On peut le dire en tout»1 certitude : la cause est désormais gagnée.

le ne parle pas non plus du servage ^ qui existait encore tout près de vous au temps de Voltaire vous savez les efforts qu'il lit pour l'abolir dans le pays de Gei 2), mais qui, depuisla Révolution Française, n'a plus subsisté que chez des peuples encore enfoncés dans la barbarie du moyen âge, et dont, chez ces peuples mêmes, les derniers vestiges auront bientôt disparu. C'est en» ore la une cause gagnée; nous n'avons pas besoin de nous y arrêter. Payons donc a la dorm telle qu'elle existe eh»'/ nous.

La domesticité, de nos jours, résulte d'un contrat librement consenti de part et d'autre, et de pari et d'autre pouvant être à chaque instant résilié. Le domestique s'eng k l'aire, moyennant uu salaire, le logement, la nourriture, etc., soit tout l'ouvrage d'une maison, soit uni' partie de cet ouvrs et il esl tenu, .aux termes mêmes d< mtrat, d'obéir a son maître pour tout ce qui est de son service; mais aussi son maître est tenu de remplir les engagements qu'il a contractés envers lui. Chacun d'eux, (railleur-, peste libre de quitter l'autre : si le maître peut toujours congédier le serviteur, le serviteur peut aussi quitter le maître, quand bon lui semble. La libei a-dire le premier des droits de l'homme, est

dune ici sauvegardée.

Mais, pour que la morale soif pleinement satisfaite, il ne sullit p.iN que le droit Btrict soit observé. Or, il j a bien à dire sur la conduite réciproque des maîtres et des domestiques

mœurs Bont ici beaucoup moins démocratiques que les lois.

Le domestique n'est plus, légalemeni la chose du maître;

mais combien de m ir |« iti«»n ai-, i (!♦•

leurs domestiques, en les >lant de k»u - yen<

manquanl tnt dus, en permettan

leurs enfants d'j manquer. Ji lisail Turgol Letl

M de Graffignj •. que partout la premiè e i m qu'on «I" aux enfants, c'est «I»' mépriser les domestiques; les parents

irdent cela comme une vertu. » Les i boses ont peutun peu changé depuis, au ; - de l'esprit démocratique; mais si nos domestiques sont moins méprisés moins malmenés que ne l'étaient les valets de l'ancien régime, sont-ils généralement respectés et traités comme ils doivi

! .1rs lors les maîtres sont-ils fondés a se plaindre, s.. il de la mauvaise humeur, soit «lu défaut d'att l de

leurs serviteurs? Voulez-vous avoir i is domestiques, respectez-les et faites-les respecter par vos "niants, témoignezleur des égards, soyez pour eus i is faibles, mais bon? indulgents : Vous avez Irait des hommes, «lit très-1

g l il. vous avei dû qu'ils auraient i

faut Vi re indulgence est une condition tacite du trait \ / peut-être pas toujours bien servis |

.1.' l'être, et en tout cas \<>iin aurez Fait votre devoir. Je voudrais, - peut-être allez-vous me trouver l>icu i mt, m i pas moi, c est la vertu

qui parle, —je voudrais, dis-je en répétant ses !••. «.us. que dès qu'on admet un< nne et s son toit, on la Irai

lit comme ôtaut de la maison qu'on lui donnât un ion!

et une nourriture convenabh i qui n'a pas toujours lieu; qu'on lui laissât toule la liberté compatible ave< les besoins ,lu service et les bonnes mœurs; qu'on l'entourât de b conseils; qu'on cherchât même k l'instruire et àluiassurei un h cilleur soi t. I là un»' vei tu fantast vois

qu'elle a été admirablement pratiquée par l'un d< s plus grands maîtres de la philosophie modern< , Sa maison, «lit ion I graphe Baillet, était m u et de doctrine poiw

i.\ MORALE DANS LA 1 wiil.l.r. 65

ses domestiques; et le maître, non content de les rendre savants et gens de bien, se chargeait encore de faire leur fortune el de leur procurer de bons établissements. C'est pourquoi il \ avait toujours beaucoup d'empressement à se mettre a son service, et nous voyons que, lorsqu'il était en Hollande, on allait à Paris implorer le crédit du père Mersenne pour obtenir une place parmi ses valets comme une condition fort beureuse. De son côté, il les traitait avec une indulgence e1 une douceur qui les assujettissait par amour. » ïl est curieux de rapprocher cette conduite du philosophe de celle de ce soi-disant représentant de la Révolution française qui, jusque sur le roch r désert où il expiait les crimes de son orgueil, traitait ses domestiques à la manière d un monarque asiatique : « A Briars, raconte l'auteur du Mémorial de Sainte- Hélène, Marchand un des principaux domestiques de Napoléon et les deux autres valets de chambre oni constamment couché par terre en travers de la port»' de l'Empereur, si bien que quand je sortais tard, il me fallait leur marcher sur le corps. » Malheureusement, c'est plutôt l'exemple de Napoléon que celui de Descartes, qui, toute proportion gardée, excite l'émulatoin de nos contemporains.

D'un autre côté, il faut aussi le reconnaître, les domestiques sont loin d'être ce qu'ils doivent ôtre : cela ne tient pas seulement aux torts de leurs maîtres, mais à leur mauvaise éducation et a une Fâcheuse interprétation des idées démocratiques, je veux dire des principes de liberté et d'égalité.

Il \ a la sans doute un mal je vois qu'on s'en plaint beau

coup dans les Familles, et d est vrai que les plaintes soûl réciproques ; mais a côté de ce mal. ijin uenl de. mœurs et qu'il

faut coi riger par les mœurs, il ] .1 un progrès à < nnstater et ,1

encom Dans la démo* ratie, comme le remarque M. d<

l queville 1 , l'état de domesticité n'a plus rien qui dégradi

Page 1