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jiairt' qu'il est librement choisi, passagèrement adopté, que l'opinion publique ne le flétri! point et qu'il ne orée auouue inégalité permanente entre le serviteur et le maître, i Si donc on ne peut plus guère espérer de revoii oes anciens serviteurs qui faisaient partie intégrante de la famille, en revanche, la race des laguaù a disparu ou tend a disparaît Le mot même «le donu vtiçm ne répond plus <i une manière parfaitement exacte a la nature des Fonctions qu'il désigne chez nous; aussi, aux États-Unis, le remplace-t-on pai une expression mieux appropi iée, celle de gem " aidm i .
Maintenant faut-il souhaiter, ave< certains philosophes contemporains, que la domesticité elle même, telle qu'elle existe actuellement, disparaisse à son tour pour dire place .m i à /'/ tâche i C'est, selon ces philosophes 2), une
condition encore trop voisine de la servitude que œlle <l une personne au service d'un maître auquel appartiennent tout son temps et toutes ses actions; et il ne faut pas compter que ce! état de choses remplis»; désormais un long avenir* Il j a ii sans doute encore une transformation a désirer, et celte transformai iou résultera de l'amélioration «lu sort des deriii. -i. s élusses de la société. Niais, ru attendant que < <• | se réalise, la domesticité elle-même peul être bienfaisante elle n «'si pour ceux qui sont oontraints de s'j livrer qu'un emploi pa . non un état; m. par conséquent, clic est
surto it ex< par des jeunes « us ou des jeunes Biles forde quitter la maisou paternelle pou nei leur vie et s.former, et h ceux qui les emploient leur tiennent lieu de famille jusqu'à un certain poiut, comme je le demandais tout a l beure. Elle ne sera pas même un mal pour des -eus plus
qui les circonstances n auront pas pci mis de s un autre état, -i leurs maîtres * montrent envers aux os <ju ils il"i\.-iit frtre,
I ) Ado 1 1 • t • (
C'est surtout à vous, démocrates, qu'il appartient ici de donner l'exemple, à vous qui vous déclarez les représentants du principe de l'égalité humaine; il dépend de vous de faire, par votre conduite a l'égard de vus domestiques, que la domesticité devienne elle-même un moyen de progrès démocratique.
L \ MORALE DANS 1/ \ I ELIEB
Mesdami s, VIessii i
\ rès avoir examiné les devoirs de l'homme envers luimême et a l'égard île la famille dans leur rapport avec la démocratie! il faul maintenant le replacer dans la so< i< générale donl il Fait nécessairement partie, en même temps qu'il [ail partie de la famille, pour montrer quels son! i<idevoirs qui dérivent pour lui de ce nouveau lien, le lieu social
rené i al, et « ommi il à leur i« ui i es nouveaux devoirs, les vertus au ils appellent et les vices qu'ils repoussent, intéressent la déni icratie.
Or, parmi les relations qui réunissent particulièrement les bommes dans le sein de la société générale, il] a d'abord celles qu'établit entre eux la ru ■ >/n travail, qui est la loi de l'humanité mu cette lerre. l'ai déjà touché ««'lie i n|hi e de relations, quand, a propi b famille, j'ai parlé
des domestiques : il y a là, en effet, une sorte de rapports qui suit déjà «lu cercle de la famille proprement dite, et rentre ,l,ii - le ccn le p u • g< néral dont je veux pai 1er ici Ce< ercle es relations que le travail détei mine entre les homm< ' i omme I i omme po i soit en
me fravailà w i. Quels sont don< les devoirs < I vei tu qui doiv< ni préside! i appoi Is, et les \ i< es qu'il
t ii i.uii écarter, ou quelles sont les mœurs que la morale réclami i td< ouy i iei s, soit d( patrons, soit en général <l«,s
travailleurs? Voilà ce que je dois rechercher maintenant en envisageant ces mœurs (huis leur relation avec la démocratie : et c'est lace que je désigne sous ce titre : la morale dans ïatelier. Ce mot d'atelier ne signifie proprement, il est vrai, que ■ le lieu où travaillent un certain nombre d'ouvj iers Dictionnaire de Litlré)»; mais il peut très-bien s'appliquer aui rapports mêmes que je viens d'indiquer et c'est en ce sens que je l'emploie ici. Je n'ai pas besoin de vous montrerl'importance pour la démocratie de la question qui va nous occuper : rllc saute aux veux.
Constatons d'abord le progrès qui s'est opéré, au moins chez les peuplesqui marchent à la tête de la civilisation, dans la condition civile de l'ouvrier, industriel ou agricole, »i qui finira bien par se propager aussi chez les autres.
Dans l'antiquité, ceux que nous nommons aujourd'hui des ouvrière étaient pour la plupart esclaves, c'est-à-dire la propriété «le maîtres usant arbitrairement de leurs forces. s'attribuanl exclusivement les fruits de leur travail, et les revendant eux-mêmes quand il leur convenail de s'en débarrasser : ainsi queCaton l'Ancien voulait qu'on fit n l'égard des vieux esclaves, comme des m cilles tenailles Deremstica . On ne peut pas dire malheureusement «pie l'esclavage ail disparu avec l'antiquité, puisqu'il s'est maintenu en France même jusqu'au xin* siècle, (pie les Européens l'ont rétabli en Amérique a l'égard des nèjrres dès le commencement «In \\\ siècle ci qu'il \ existe encore aujourd'hui. Mais ce n'est plus là qu'une exception qui ne tardera pas a disparaître de nuit le sol de l'Amérique, comme il a disparu depuis longtemps «le celui de I Europe.
Le ^i\i-'' avait, il est vrai, remplacé «mi Europe l'escla-