IVI.M
SIXli M! U ON.
rindivid !,>s plu itielles el les plus précieu-
s miété : inelle et I
prévoyance n'est donc pas là non plus qu'il faut
chercher la solution du problème.
i ,i s, tout m repoussant le droit au travail paroe qu'il implique l'oi Lion «lu travail par l'État ou qu il crée t • • i * t
au moins a la sa iviledes embarras inextricables, veuonnais droit n l'assistant i Mais i it là un droit équivoque ; car, comme je I ai dit ailleurs I . sil est juste que l'État foi membres i v(
au secours des autn it être qu'autaut que ceu
ne s p ir leur fa 1 1 1 « • ; il ne le serait pas qu i
de travail et d'ordre, sont parvenus à am isseï
quoique < boso, fussent contraints de nourrir i eus que la pa-
►ation a plongés dans la misère. Or comment
! entre ceux que le malheur ou leur propre
Faute a précipités dans l'indigent tout cas, il i un
uni Ja celui «!«' favoriseï la paresse et l(
dre 'it a t«uis un ift mitre la misère qui «mi
que ei i rai a A///- une 1'* droit
mis p me que l'assistai vient une in-
iilion ; ie chose de ii\»' et <i assuré, el
s! pour effet, i"iit en soûl «*n-
A dan h pi inci| i i ent ore un auti
île i e « 1 1 1 1 i «ublement
chi u >rd pour les pauvres quelle \ >urs
privés qu'ils ne manqueraient p i «pu vaudraient
mieux pour »'u\ que ceux «!<• la « bai it<
l mii qui la charge de les soutenii pèse puis lourdement. j,> il- .lis pas qu'il faille la suppriniei ilumeul : je <
\ .. Ml
\ MOli \[.K DEVANT I A MISÈRE. 99
au contraire qu'elle est nécessaire dans une certaine mesure, aussi longtemps du moins que l'initiative individuelle et l'es prit d'association n'auront pas pris leur véritable essor, surtout dans ces temps de disette ou dans cm - grandes cr industrielles où l'assistance publique devient un devoir impérieux, auquel l'État a le droit de contraindre les particuliers, s'ils ne le remplissent pas suffisamment, en disant rumine disait Turgoten 1770. pendant la disette qui sévissait sur la généralité dont il était l'intendant : « Lesoulagement de ceux qui souffrent est le devoir de tous el l'affaire de tous; » mais, dans tous les cas, l'assistance publique doil être dirigée de telle sorte qu'elle ne produise pas les deux effets que j'ai signalés tout a l'heure : d'une part, l'encouragement a la paresse «ai a l'imprévoyance, h. d'autre part, le découragement de la charité privée.
La chante privée elle-même n est pas sans danger, H demandeà être pratiquée avec l'intelligence des vrais intérêts de ceux qu'elle tend a secourir.
C est assurément une grande ci belle vertu que la charité à l'égard do pauvres; mais, mal dirigée, «Ile a pour effet d'encourager la paresse, l'imprévoyance, la mendicité, ci d'entretenir ainsi a son tour le mal qu'elle veut soulager. En oe sens i ette sentence que le poëte païen Plaute mettait dans la bouche d'un de ses personnage juste en sa brutalité:
lelui qui donne a un mendiant de quoi manger ou de quoi boire lui rend un mauvais service il perd ainsi < ■••
qu'il lui donne el il ne fait que lui rendre la vie plus misérable. » A (•••' >\.\\ faut bien le reconnaître, l'influence chrétienne n'a pas toujours été salutaire : en prêchant l'ai/moi mettre un correctif suffisant, elle a développé la
men ; elle ii été ph^ loin encore : elle a fait de la mendicité elle-même une sorte de vertu. Voyez en effet ce qui est arrivé sous cette influence dans l'empire romain et au moyen i ibre des mendiants ■'■■< i i ul dans de telles pi n
5IXIÈII 1 i
portions que ! omaius el plus lard les rois «I»1
IV. m» c .mi «I autres pays durent prendre l< s me* les plus - p >ur r< primer un tri fléau. Au milieu «lu quatorzième1 1 33 ! . une ordonn du roi Jean oblige tii I . truand* .ni mendiants \ tlides a prendre «lu travail ou à sortir de P $ dans les troi3 jours, sous peine de prison pour l;i première l"i>, du pilori pour i nde, de la inarque .m Fer chaud etdu bannissemenl p« «u r la troisième. D ordonnances du même genre lurent renouvi en siècle, ma suippi imer ni même à diminuer le mal : c'est qu'il j avait contradiction entre les idées régnant* s et les lois portées pour en corriger les effets. I le temps même où ces lois s - ivèi es promu contre les mendiants, l'Église renfermait des » dont les membres faisaient pi fession de ne subsister que des aumônes des Bdèlesel qu'on appelait pour cette raisou les
; <i la mendicité, pi par certain*
uances draconienn< par d'autres \
i \l instituait a P - une /// au chapitre
abbatial de Saint-Martin. Lad-' de I nidation p licitude de la nourriture de ce pau le son < ntretien, d»* son vêtement mi parti de blanc et de roi l •• même lui donne une place aux processions pan I a placede
mendiant à la porte des églises était extrêmement recherchée Lorsque, dil i e pauvre <lu quinzième siècle que parlei M >nteil I. Il et qui avait obtenu cette faveur n fo de protections, lorsque je i esserai «I»' ilonner de l'eau bénite • •i 1 1 1 1 on en donnera a ma bièi e, il n aui des
îles pour obtenir ma place l $ se
soulève
I rai la mendit ii«' était devenue un un ' i . bien plus,
un l « outei <n. iiême pauvre racontant nmh
bistoin
« .1 an naissais pas encore lou us que mon cama-
rade possédait. Un soir que nous n'avions rien de mieux à faire, il m'apprit à me donner les apparences d'un grand nombre de maladies. Ses leçons me furent, je dois le dire, assez profitables, quoique je sois toujours demeuré bien audessousde mon maître. Il m'apprit aussi à composer des ulcères avec de l;i du. <1<1 la farine et du sang. .!•' lui en vis figurer sur ses brasel sur ses jambes de foii beaux. Quand il voulait, il taisait aussi le démoniaque. C'était a faire mourir de rire ceux qui savaient qu'il jouait ee rôle, a faire mourir de peur ceux qui ne le savaient pas. Toutefois il n'usai! plus de cette ressource ; je lui en demandai la raison. 11 me donna d'abord quelques méchantes défaites; mais, lorsque je fus dans son intime confidence, il m'avoua qu'un vieux curé, après les premiers tremblements, les premières contorsions, au moment ou les <ris. les convulsions commençaient, dit aux assistants : < Mes frères, voilà un démon qu'il faut chas>- « st>r. non pas avec la croix, mais avec le bâton de la croix. » aussitôt, ajouta mon camarade, l»'s sacristains et 1rs clercs d'exorciser mes («Mrs si forl >-\ si longtemps qu'elles ne me conseillent plus désormais un pareil gagne-pain. »
Aujourd'hui la mendicité a disparu on presque entièrement disparu en France, mais elle continue de fleurir dans une partie de l'Europe. El voyez quelle est encore à cet
jard la force des préjugés : ilya quelques années, dans !«• duché (!•' Mod< ne m.'' ordonnance, reudue ^>us l empire <l»' f influence cléricale, contenait les deux articles suivants : « Art. l . L'aumône étanl enseignée e( commandée par l'Évangile a tout bon disciple du Christ, toutes les mesures adopt ntiv la mendicité sont rapportées comme co traires .1 l'espril el à la lettre de l'Évangile. — Vit. 2. I conséquence, la profession fie m> ndiant «'st déclarée libre
M ii- la profession il»j mendiant fût-elle abolie, la charité publique ou privée continuera toujours i!'- produire de 13
beux effets tant qu'elle m nablement dit
sixii Mf i E< on
Il importe dom berchei comment elle <l<»ii -
l»..iji remédier mitant que possible au niai, bu Ii«'u de
I entretenir <i ili* I ei .Les . vais indiquer
ppliquenl plus particulièrement à la mais la
«haut» publique peut elle-même «mi faire ^»u p quelques
v le suis bien élo p d'ailleurs de prétendre qu'il i ait |»a^ ici d'autre remède à pratiquer : qu'il j eu i d'au i d'excelleuts, < {ut* j'indiquerai t« «u t
l'heure; mais aussi longtemps que 1 app •
n'aura pas extirpé le mal, la charité privé uil»li«|ii< lera nécessaire. Seulement, comme, av< - meilleures intentions du monde, elle peul produire de déplorai »l< (Tels il faut la mettn ontre ce danger et lui retracei II
uivre.
première règle doit être de ne | ppliqucr seulement ilag r h m de travailla à la détruire. Il tant
allu sans doute au plus i Faim ne peut attendri
tout en pourvoyant aux besoins urgents de celui qi I tant s effoi I»' tirer de ^.i : l'eni-
cher «I j retomh r. Poui un I qui l( >rs pn
eux. Si mu ne lui trouve pas « i « • travail, ou eh celui qu "ii lui | n> un usl niMitlisaiit. nu | aidera plutôt khis
d'un prêt que Ile d une sauf I lui
faire plus tard la remise <l« ce qu'où lui aui hum.
iiduite aura un double avant une bumiliatioi lui qu 01 bu
«|n il soit ei n. <i humiliation : ensuit
lier de in1 tic* l'a une
ide. Des qu I parviend ner i|uelque ' . on
le |" i h en ner quelque i n \ ue de la
dû n lui facilitera les moy<
ippliqu
•I nIIIIIIm nité |.,
LA MORALE hi:\ \N ! I \ MISERE. 103
ROûnelles par toutes les combinaisons que suggérera l'esprit de charité bien entendu ou le véritable esprit de fraternité.
Mais, pour que la charité ainsi comprise soil vraiment féconde, il faul qu'au lieu de rester isolée, elle multiplie ses forces par le moyen «I»* l'association. Autrement, n'exerçant son action que sur quelques points détachés el agissanl sans 9uite, comme sans accord, elle ne produirait qu'un petit bien dans un si grand mal.
fl y a bien des associations de ce genre; mais 1° elles ae vmt pas suffisamment nombreuses ; "2 elles obéissent souvenl a des préjugés qui étouffent en »ille> I*' véritable esprit de charité : c'est, par exemple, le défaul de certaines sociétés irliL i, de s'enquérir de la croyance particulière de ceux qu'elles secourent el de se servir du bien qu'elles font comme d'un instrument de prosélytisme ; 3 enfin elles oublient trop souvenl la règle que j'ai indiquée tout à l'beure : elles soulagent la misère, mais elles ne travaillent pas à la détruire. Il faut doue et que ces sociétés se multiplienl relies ne seront jamais trop nombreuses en face d'un mal si étendu ; el qu'elles se dégagent des préjugés religieux qui pèsenl sur elles, pour embrasser l'esprit de charité dans toute sa largeur : et qu'elles se rappellenl aussi que la charité ne doil pas être seulement z-moi ce mot siibventive^ mais prévenu
Déjà l'on commence ! entrer dans cette nouvelle voie; n combien ne reste-t il pas ew | raire en ( e sei
Mais le plus grand pn — j'an ive ici au
annoncé plus haut. eten< nètne je ue fais que revenir au principe vital qui j'ai déjà invoqué dans ma dernii leçon, — 1«' plu ichei -
I eux-mêmes dans I ation le i prévenir
la misèi manière à rendre inutile la charité ieure
I (ion, vi îlà ei nd lo-
in iétés. La démo* ratie, la où elle a
10t SIXIÈME U
triomphé, a détruit les Anciens corps compagnies, coni ries, corporations . parce qu'ils représentaient des privih contraires à l'espril de liberté et d'égalité; mais, si l'on ne
met rien à la place, * | u** restera-t-il, m i d< ins de
poussière disséminés a travers l'espace et par l.i même impuissan N m> doute l'individu subsiste, à moins cependant (ju'il ne suit lui-même absorbé p.n l'État, contre lequel, sans l'esprit d'association que je pré . I se trouvera néiairemenl sans défense ; mais, même ce dang arté, si l'individu es! en effel le principe de toute a< tivité, il n querra .1 son tour toute sa puissance d'action qu'à la condition de .1 d'autres individus el de former avec eux un corps, un groupe compacte et solidaire. Il faut donc, bomme je le disais dans ma dernière leçon, enter sur la liberté el l ' '• individuelles l'esprit d association et de lidarité. Là esl le secret de la conciliation de ce qu»* l'on 1 nommé «lans ces derniers temps I individuai tisnu : là est la ^» »lu t n mi d»' ce «ji!»' l'on appelle ieproôlè
l 1 est en particulier l'instrument «lu salut pour les ouvriers, et cet instrument tre leurs mains. P là en eflel ils pourront, avei ins aide, mais pourvu qu'on ne entrave pas, non-seulement se sauver de la misère <|m tue «Mi les 11 . mais encore s élever eux mêmes du rang <l ouvriers .1 celui de maîtres, je veux dire de leurs pro près maîtres, et se soustraire ainsi .1 la dation < I n ixnt/)érismt ou même à la dépendance du prolétariat. 1 commence aussi à se faire en 1 e sens : témoin rand mouvement de sociétés de se< -u 1 ^ mutuels ou mieux encore d'associations 1 que j'ai déjà nu ftsion i\v vou lier.
M. us. pour que ce nouveau pi st 1 omme le d
le de I espi il de libre 1 iation, puisa plopncr
sur la plus vaste échelle, * mdition Fondamentale
I i< 1 je su, s ramem que 1 ai déjà dit •