LA MOKALE DANS L'INDIVIDU
11 semble que, traitant de la morale dans son rapport avec la démocratie, je devrais arriver tout de suite à la murale sociale e\ laisser de côté la morale individuelle. Mais comme les vertus sociales sonl étroitement liées aux vertus individuelles, si étroitement qu'on ne les en détacherai! pas sans péril pour elles-mêmes, j'ai pense que je devais examiner d'abord la morale dans l'individu pour vous y montrer en quelque sorte les racines des vertus sociales. Cela m'a paru d'autant pins important que ce lien n'a pas toujours été suffisamment reconnu, et que beaucoup des écrivains du dernier siècle qui ont écrit sur la morale, même sur la morale en général comme d'Alemberl . onl singulièrement négligé la morale individuelle 1 . La réaction contre la morale ascétique les entraînait ici beaucoup trop loin; et, par suite, leur morale social»' elle-même ne reposait pins sur une base suffisamment Forte. Le premier fondement de la moralité publique, c'esl en effet le respect de soi-même : celui qui se respecte ne manque pas «le respecter les autres, et l'amour qu'il leur poiie ne court plus risque de s'égarer, Voilà ce que n'ont ,[^-/ compris les philosophes du xvin siècle, non pas
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DEUXIÊM1
tous assurément, non pas, pai pie, un Rousseau, un
Turgot, un Kan! . mais un trop grand nombre, Volta tête. La sociabilité a pn : mais la dignité personnelle ne
s'est pas élevée dans la même proportion, el la moralité aie elle-même en a été altérée. C'est qu'en effel sans la morale individuelle, non-seulement la moral* rai est
incomplète, mais la moralité sociale, par conséquent aussi la démocratie, chancelle. C'est ce que cette leçon va mettre en lumièi
Et d'abord, il est trop clair que la morale individuelle est une branche de la morale générale, et qui rail
incomplète sans celle-là.
\ ainement dirait-on que l'homme ne peut avoi ir,
d'obligation envers lui-même, puisque, comme c'est envers lui qu'il serait obligé, il pourrait toujours se délier de cette obligation. Cela ne serait vrai que si \r dc\ lit une ch arbitraire el n'avait passon principe dans la raison: il»1.
et non pas moi, qui m'obli n'est pas ■■. nu elle
que j'obéis I 5 is doute je puis m'affranchir ici de
% violer aucun droit puisque c'est de [u'il s'agit t mais non Ans manquei à au( un dev< i davan
nui < e point ; il ressortira assez de tout l'enseni ette
h. qui doit précisément roulei sui les devoirs de l'homme envers lui-m<
Mais il j a plus, ri i si I objet même que je veux mettre en lumière: y ni t les devoii s *| n« • la me
pre na propre personm
rondements «I»* la moralité de elle même, i tus in-
dividuelles sont « omme les i eu ines des vei tus
tus d< famille et des vei iu^ publiques; cultiver l< mi< ' aussi prépare! et assun veloppemenl des
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