I. — Le premier point est «le cultivei >i Xhuman
.Mais qu'est-ce que cette humanib Ou sVsi beaucoup évertué, dans ces derniers temps, à rlesi ssemblances de l'homme et du singe. Ces i Maiiccs sont anatomiquement asse2 saillantes, quoique, même pour Xhistoire naturelle, il y ail aussi des différences actéristiques,ne fût-ce «pi'1 la station «le
lonl parle le poëte Ovide (os homini wblin s il n \ ;i la au fond iieu de bien étonnant: l'homme en effel <'^l un animal. Il y a longtemps qu'on l'a défini ainsi, nu
XII Ml l l < ON.
du moins qu on b ainsi comment i I homme
est un animal : titre il se range dans la série des animaux, i Ici il il Forme le degré le plus élevé. M i - n'est-il qu'un animal! i .i vieille définition, — ri je n'en connais j»a^ de meilleure, — commence bi< disant qu'il est un animal ; mais elle ajoute quelque chose pour le distinguer des autres animaux, a savoir qu'il est doué de ra attribut que la langui [ue ex-
primai! par un mol X070Ç il< n,uiI à la ûson «-t !»•
par une de » i*s vues justes et profondes dont cetti e is < Bre tant de preuves, les
pris que 1 e son! là deux cho mnexes et c imme les deux Faces d'ui si ul h même attribut.
Ti 1 - 11 us 1 éfinition, aussi exacte
qu ancienne ; et, en lant au second «1rs deux é
ni.'iiis 1 lui il elle se coin] - 1 eque l'on appelle en termes (I ••(• île la /'//• lérons-en particulièrement
le 1 1 al.
r i.i raison, l'homme est e de B'éle^ 1 ù 1 idée «lu
i, «lu bien moral, du devo . pai cons quent, ou de l'obligation : il devient ainsi un
l 1 même temps, et ceci est 1 omme un corollai Pattribut qui précède, il se reconnaît capable de malti iseï
ouverner sa conduite oon- Lte obligation, à « ••<I<,\.mi . ., ce bien, qui raison lui fait 1 attribut qui lui donne
luvernemenl <l»' lui bève d'en Faire un être moral
ou cajjab
Je la nature humain I 1 -1 pai là que 1 homme s'i lève vi enl au dessus de Vanima-
, qu'il se distingue radicalement du s quelques ressemblances (inatomiques qu'il ] ait d'ailleurs entre !<• singe et lui, et qu il Foi me un être a part, un véi itable
(ue i h "h ou la ym de
1 homme lui refuse 1 int qu'elle voudra le privilège de Former
I \ MORALE DANS L'INDIVIDl . 'il
un règne: eHeâ pëufêtre raison à son point de vue. je n'en sais rien, je ne suis pas compétent pour décider cette question, et je vois (Tailleurs que les naturalistes eux-mê ues sont loin de s'accorder entre eux sur ce point; mais ce que je sais bien et ee qu'il y a de sur. c'est que V observation morale lui maintient incontestablement ce privilège en constatant dans sa nature des traits qui creusent un abîme entre lui et l'animal le plus rapproché de lui.
Mais ces traits, il faut que l'homme, par la puissance de ses propiv> efforts, les dégage de l'animalité où ils sont enveloppes et comme enfouis. En ce ^ ns, il ne serait pas vrai de dire, avec l'auteur de ['Emile, que tout est bien sortant des mains de Fauteur des choses^ et que tout dégénère entre les moins de f homme; mais il est plus juste «le dire que l'homme est appelé a se faire lui-même; et ce nouveau trait, qui lui est exclusivement propre, pourrai servir aussi à le distinguer dos animaux. Si c'étail ici le lieu de parler le langage de
oie, je dirais que la raison est chez lui en puissance plutôt qu'en acte; mais, comme je veux éviter ce langage, j'aime mieux dire, en recourant a des images populaires, mais
exactes, qu'elle est connue l'étincelle cachée dans les veines
du caillou : il faut l'en faire jaillir: ou bien encore qu'elle est comme un germe qui a besoin d'être cultivé pour se développer h porter ses fruits. Il faut donc que l'homme cultive en lui la raison pour arriver a connaître ses devoirs : la vérité morale elle-même a besoin d être conquise.
< rst encore ce que les anciens avaient parfaitement compris en plaçant au premier rang des vertus la sagesse on la prudem ■ st-à-dire, suivant la définition qu'en donne Cicéron, dans son livre des Devoirs I. \ . la recherche ci la découverte de la vérité indagatio >ii,jn> inventio vei IU comprenaient que le premier point pour l'homme étail de chasser de son esprit les ténèbres de I uce et d'y intro
dune la lumière afin de connaître ce qu'il doil faire. Ce de
\IJMI
voir leur que l'humanité
perdu pour nou importan< en effi
ance a ijourd'hui i >m-
pbante dans le monde; et, «I ailleurs, le travail es! toujt immencer pour chacun de nous : s'il n i ni plus
il reste touj s n Lire.
<.'• devoir est i dans toutes les foi mes d< Lé,
s particulièrement dans la démocratie. < que l'ignorance es( un vice <'t un fléau : c est i< tout qu il importe que les bommes soient éclaii et sur leurs droits, qu'ils connaissent la limite de ceux-ci <'t de ceux-là, qu'ils aient uni exacte <'t > omplète
de l.i justit i i démocratie, c'est-à-dire losuffrag universel, ae va pas sans l'instruction universelle. Nous verrons i lard quelle conséquence il faut tirer «l»- la ; je me I' poseï le principe.
I ml cil llulls |,,
nattre du même coup le sentiment de notn Cette liberté n est «•II»' effet la fa< ulté que n<
• l<" résistei aux pen< liants aveugles [mjui obéii a la l< . et, pa léquent, dc sentit
que nous dous élevons .1 l idée 1 Nous <•■ ou-
1 laissons alors eu nous cet attribut pai lequel uous •■< lia|n»« «n^
empire '!<• la fatalité animale ••! devenons n<»^ pro| 1. Et plus qi ivelopp n ""ns la raison, plus nous d< ipons .1 onscience <!<• cet empire de n<
mêmes, et partaut le sentiment de notre dignifc
Il n est donc pas vrai que le p de la
l'homme puisse aboutii h l assimilei à un animai une
1 hine ti par bomme 011 n'entend pa*s seulement l 1
• iique lie OU un animal, n
l bomme moral \ beaui oup d
- loul on