LA MORALE DANS L'INDIVIDU
santpour bul d'émanciper riiumaiiité, se sont plu à représenter rbomme comme l'instrument de la fatalité ; et de dos jours cette théorie a été de nouveau accréditée par plus d'un écrivain, même par des écrivains très-distingués. Mais cette doctrine, par quelque voie qu'on y arrive et de quelque manière qu'un la soutienne, s'évanouit devant l'idée de la moralité humaine et le témoignage même du sens intime. Elle est dune moins dangereuse qu'elle ne le semble; mais elle n'est pas cependant tout a. fait sans danger. L'empire que nous exerçons sur nous-mêmes dépend naturellement de l'idée que nous nous en taisons; que deviendra-t-il dans la pratique, si, dans la théorie, nous le tenons pour illusoire 1 Quels efforts ns-nous pour vaincre nos mauvaises passions, gj nous sommes une fois bien persuades qu'il ne dépend pas de nous d'en triompher? Si nous croyons que le courant esl irré tible, i] est toiii simple que mais nous lassions aller au courant mus chercher a lutter contre lui.
C'esl principalement dans la démocratie qu'une telle dootrine serait funeste si elle parvenait a se répandre. Là surtout il importe que chacun ait le sentiment de sa force morale. Dans les monarchies orientales et dans leurs copies occident;'
ou les bommes sont menés, comme des troupeaux, par la craint»,*, on conçoit le fatalisme : i! ut le despotisme ; il
est encore de mise dans ces aristocraties ou il n'y a qu'un petit nombre d'individus «ai de familles qui comptent pour quelque chose; mais comment pourrait-il s'accorder avec la démocratie, "i< chacun "pie maître ci nu tous
sont appelés a prendre pan aux affaires publiques? Il lui sérail infailliblement mortel. L'énergie individuelle, voilà le ressort la démocratie . Sans ce ressort, elle ne saurait seoonseï
m potisine a facilement rais le ceux qui ne croient
i leur propre liberté. C'esl là mi point trop évident pour qu'il soit j insister davanl ige.
l»l i \ll III LEÇOh
II. Voyons maintenant ce que la raison nous commande ii l'égard de nous-mêmi N us arrivons ici a la de des
trois espèces de devoirs que j'ai distinguées. La première tendait à établir en mais 1rs titres mêmes de notre dignité; la >nde tend à les maintenir intacts, en nous enjoignant de les préserver de toute souillure. C'est ce que j'ai appelé l<i respect de soi-même. Il consiste précisément dans le maintien et la défense de notre dignité contée les penchants qui tendent a l'étouffer.
Décomposons < e devoir général dans ses diverses applications, sans jamais perdre de vue I objet auquel le lmi même de ce cours est d'appliquer la morale : la démocratie.
Se respecter soi-même, • ii-j«i dit, maintenir en soi la dignité humaine ; c'est, par conséquent, m1 pas se I tisser «l<>iiiiikm par ses appétits inférieurs, et, de ce qui ne mais i été donné que comme un moyen, ne pas faire le but même de - 1 rie. De là i ette vertu que les anciens désignaient bous le nom «I»' tempérana modération , qui n'exclut pas la jou Bance des plaisirs physiques, «jni ne la condamne pas, avec
icétisme, comme un péché, mais qui la met k sa plao la renferme dans de justes bornes. Cette vertu se diversifia prend différents noms suivant la nature des objets auxquels elle s'applique, el il eo est de même du \ irrespondant, (pu « onsiste à ^ rendre l'esclave des plaisirs du < orps et des biens extéi ieurs.
\ l'égard des plaisirs «lu corps, la t • * : 1 1 j »• i .1 1 n •• »^i. Mii\anl
la nature même de « es plaisii >. soil lu wfo • - . .1 laquelle s op-
■ 'ni la ijounnandiM «i l' ait la • . a laquelle
• Ximpui arrêtons-nous un instant sur ces vertus el |>our
en montrei l'importance et les effets par rapport a la s lé,
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I ••lui qui est, suivant l'expression vulgaire, l'esdto elui là,