‹ La morale dans le drameChapitre 35 sur 59 · Étudeê êur les tragique» grêca, tom. IL · texte numérisé non relu

Étudeê êur les tragique» grêca, tom. IL

ia famille de Créoh, terminait la tragédie comme une rétributipa expiatoire due à son forfait et à Tinnocence de sa victime. » La tragédie de Sophocle est comprise en un système moral ; mais elle ne ressemble pas du tout à ce qu'on a appelé depuis le drame moral. Enfin Aristote, j'en suis d'avis avec M. Barthélémy Saint-Hilaire, n'assigna point, en sa Poélique construite d'après les chefs-d'œuvre de la scène grecque, un but moral à la tragédie.

La comédie de Plaute et de Térence dépeint les mœurs, raille les travers. On trouve, dans YAululaire, l'avare pris au piège de son avarice; dans le Soldat fanfaron, le libertin enlacé en une intrigue qui lui vaut des coups de bâton ; dans le Petit Carthaginois, le marchand de jeunes filles frustré de ses gains honteux. Mais, le plus souvent, le dénouement est l'issue d'une aventure plutôt que la conséquence d'un caractère moral bien défini.

De même la comédie espagnole de Cervantes, de Lope de Vega, de Galderx)n, de Tirso de Molina et même de Moreto,,est surtout de récréation et de peinture. Nos anciens dramatiques, dit M. E. Hartzenbuschi, ne prétendaient pas au titre de philosophes ou de moralistes; ils laissaient la charge d'enseigner à ia religion. <£ La comédie morale, celle

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