‹ La morale dans le drameChapitre 37 sur 59 · Trad. H. Fauche · texte numérisé non relu

Trad. H. Fauche

breuvage. » Le Chariot de terre cwi/e, drame bien vivant, riche d'observations de détail*, et V Anneau du ministre reviennent à ce thème, qu'un bienfait n'est jamais perdu. A l'ordinaire, la loi brahmanique et boudhique du pardon vient tout couvrir, tout réparer.

La sagesse morale, qui est le joyau de l'Orient, imprègne toute sa littérature. Mais cette morale du silence, cette sagesse fatiguée de VEcclésiaste ou du Livre des Conseih'^, asservissant l'homme à des pratiques religieuses, exaltant l'abnégation des faibles au profit, en somme, de l'égoïsme des forts, énerve laction individuelle et brise, par conséquent, le ressort du drame. Au contraire; le sentiment énergique de la lutte pour l'existence est favorable au drame» parce qu'il engendre la discussion et la liberté. Ce sentiment, toujours vivace chez les nations occidentales, les a préservées des tendances fausses de la morale chrétienne; leur littérature dramatique a pris une franche allure et s'est renouvelée constamment par la critique.

Le théâtre* anglais du xvi* siècle est d'une entière

1. Attribué au prince Soudraka. UAnneUu du Ministre est une pièce de la décadence ; la dernière époque de la littérature de Tlnde est le régne de Bhodja, x« siècle environ, temps postérieur à l'invasion mahométane. — Ces pièces sont comprises dans la traduction de Langlois, établie sur celle de Wilson.

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