LA SANCTION ET LE REMORDS
La sanction qui vient de la conscience est plus importante que celle qui vient de* la loi. bes degrés. — Premier élément du remords : déception d'un mauvais raisonnement, d'un faux calcul (un voleur du Miracle de Saint-Nicolas ; Clytemnestre, Gane- Ion, Yago, Narcisse, Cléopâtre de Rodogune). — Deuxième élément du remords : trouble organique, désordre mental (Oreste, Macbethf Richard III, dona Lambra dans Mudarra le Bâtard de Lope de Vega, Boris Godounof de Pouchkine, Thérèse Raquin de M. Zola ; le Bolski de M. Gherbuliez ; une scène de Fates^*"* £1^11^611^ supérieur et essentiel du remords : désaccord de rétre moral et défaut d^adaptation de l'acte à la fm morale. — Aucun exemple -de suicide par le remords abstrait (Phèdre d'Euripide, de Sénèque, de R. Garnier, de Racine; le Judas du grand Mystère breton), — Le remords est toujours accompagné de quelque sentiment qui joint ses effets à ceux de la conscience (Othello et Orosmane). L'adjonction d'une impression organique fait persister le remords ; efficacité de la peine à purger notre remords, en vertu de l'équivalence logique (André de la Contagion de M. Augier, V Héautontimorumenos de Térence). — Le remords est en proportion de la qualité de la conscience. Degrés de la conscience. Imaginer l'histoire de Caïn (le Gain de la Genèse, celui du Drame anglo-normand du xiP siècle, celui de fiyron). — La conscience est critère à la manière des faits.