‹ La morale dans le drameChapitre 55 sur 59 · LE THÉÂTRE JUSTICIER · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE JUSTICIER

Le jugement de Fopinion et celui de la loi ; le théâtre juge à la manière de l'opinion. — Besoins de logique et de sympathie à satisfaire; la justice faite est une source, une condition même du plaisir dramatique. — Dénouements faux (la Closerie des genêts de Fr. Soulié). La moralité de la fable n*est pas le but de l'art. Les fins pratiques de la tragédie grecque étaient un ressort de l'action et non pas l'objet même de l'œuvre d'art. — La comédie grecque et latine, la comédie espagnole : le dénouen^ent

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y est rîssue d*une aventure plutôt que la suite d*un caractère. Comédie dite morale : équilibré du rapport entre l'acte et la sanction; liaison de la cause et de l'effet, qui est d*abord une qualité de composition (Dénouements de Tartufe et- du Misanthrope). — Le but propre de Tœuvre d'art est une émotion spécifique. — Infériorité des littératures qui dépendent étroitement de la morale (/^azie'fi persans, théâtre indien, théâtre chinois); la tragédie bourgeoise de Diderot ; Voltaire, Lessing, Kotzebue). Optimisme au xviii» siècle. Le mélodrame (Nodier et Pixérécourt). — Pessimisme de Técole contemporaine. — Sévérité de M. Dumas fils (y Etrangère). — Le divorce au théâtre, à propos de MM. Dumas et Augier. — Le i bâtiment par la conscience (Marion Delorme et Lucrèce Borgia de yugo); le châtiment par le fait physiologique {Germinie Lacer teux de MM. de Concourt et /a fille Elisa; Gervaise de V^ssommoir de M. Zola). — Le romancier n'est pas justicier à la manière du juge, ni pour les motifs de la loi.

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