LA SANCTION ET LA VIE FUTURE
De la croyance en une vie future comme mobile de la volonté ; elle est d'un effet à peu près nul dans l'esprit des peuples primitifs ; chez les grecs, les devoirs qui découlaient de celle croyance, et même le culte cfes morts, avaient un effet politique plutôt que moral; chez les tragiques, la promesse ou la'terj-eur d'une justice divine ne détermine expressément les actions d'aucun personnage. — Sentences d'Euripide. Les tragiques entreprennent l'éducation des dieux. — La considération des effets actuels a toujours le plus de prise sur la volonté des hommes (Olivier, de la Chanson de Roland^ le miracle de Théophile du trouvère Rutebœuf). — Infériorité de la sagesse de la mort. — Quelques positions morales ( Une tempête sous un crâne, dans les Misérables), — De la croyance, en tant que postulat de la morale : le dogme d'une sanction ultérieure n'est plus de nécessité rnorale, mais semble de nécessité logique (de Kant à M. Sidgvvick). — • Confusion habituelle des sanctions de l'utile avec celle du juste.
— La justice, dans le théâtre grec, est satisfaite humainement, non pas divinement. — Efficacité de la conscience. La vie future, pour prolonger la vie présente, ne la sanctionnerait pas autrement que le fait la conscience.
RÉSUMÉ p. 210
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