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Bonnot ; il y en avait eu bien d’autres avant : les Cartouche, les Mandrin, les chauffeurs de la Mayenne, etc. 1. Si quelques facteurs ont put favoriser les tendances des criminels, ce seraient plutôt les idées de Rousseau et des intellectuels qui proclament le « droit de vivre sa vie » ?,et, dans un autre domaine, la vulgarisation du browning et de l'auto. Ce n'est : pas lui non plus qui a causé la guerre, scandale plus vaste que celui auquel on veut le mêler : où irions-nous, avec des principes comme lessiens, diront les gensde bien : « mais où allons-nous en ce moment, par ce temps de guerre terrible ? » ?, répond-il en 1917.
Ajoutons enfin que, en proclamant des vérités scientifiques qui le frappent, il ne fait que suivre l’humanité entière dans sa « course à l’abîme » : «on ne se demande pas si la Science est bonne ou mauvaise, utile ou nuisible au bonheur des individus ; la curiositéet le vertige du progrès l’emportent sur toute autre considération , audax omnia perpeti gens humana ruit per vetitum nefas »*. Selon une de ses métaphores caustiques, il se trouve « dans la situation d'un monsieur quitire sur la ficelle sortant de Ia boîte de carton sur un comptoir d’épicier ; il ne sait pas si... cette ficelle sur laquelle il tire aveuglément ne fera pas éclater, quand elle sera au bout de sa course, une machine infernale capable rde détruire la boutique toute entière... Quand j'aurai fini, dit-il, je regretterai peut-être, mais il sera alors troptard ! ». C’est que, selon lui, nos goûts etnos sentiments sont les seuls mobiles de nos actions, f et ses goûts profonds étaient pour la réforme : « Il n’y a pas dans le monde, dit Renan, une raison assez forte pour empêcher un homme de publier ce qu'il croit être la vérité » et Le Dantec en conclut qu'il faut rechercher la vérité sans se préoccuper de savoir si la foule des gens cultivés aimera ou non cette
vérité,
(t) Prob 164. (5) Eg 24.
() Id. 165. (5) S. C. »89.
(5) Sav. 62. (7) Infl 19, (*) Eg. 227. (S) Méta. 5