PRÉFACE XIII
Depuis longtemps déjà, le Pouvoir a doté les villes d'instituts où l'on enseigne les principes de l'échange et l'économie générale. Telle, à Paris, l'Ecole supérieure pratique du Commerce et de l'Industrie. Elle reçoit des élèves depuis l'âge de douze ans jusqu'à l'âge de dix-neuf ans. Un premier cycle d'études convient à ceux obligés d'entreprendre assez tôt les affaires. Dès la seizième année, ils obtiennent un brevet justifiant de leurs aptitudes pour la correspondance, les langues anglaise, allemande, espagnole, la comptabilité, l'histoire et la géographie commerciales, la législation, etc.. Cette série de cours prépare les écoliers à remplir les emplois de magasins, de bureaux, et à diriger des maisons de moyenne importance. Elle n'inspire pas l'esprit d'une élite.
Tout autre est l'enseignement du second cycle. En deux années, il munit de connaissances très sérieuses sur l'économie politique, le droit public et civil, la technologie, la chimie industrielle, la mécanique appliquée, les mathématiques, les systèmes de transport, la législation douanière, budgétaire et ouvrière, l'évolution du commerce moderne, la banque et la bourse, tant les élèves du premier cycle que les bacheliers inscrits à l'Ecole pour acquérir, durant ce second cycle, une supériorité dans la création et la manipulation des affaires.
Sous l'influence de son directeur, M. Paris, cet institut transforme la jeunesse pour les résultats souhaités par l'économiste Blanqui, frère du célèbre politique, et qui fonda, vers 1820,