‹ La morale de SocrateChapitre 51 sur 60 · ÉQUITÉ ENVERS LES SUBALTERNES · texte numérisé non relu

ÉQUITÉ ENVERS LES SUBALTERNES

C'est surtout dans les égards que Socrate recommande aux maîtres envers leurs esclaves, que se montre sa tendre charité et sa parfaite équité. A i ses yeux, ce n'est pas assez d'avoir pour eux I l'humanité, la bienveillance et la justice qu'on ; témoigne à ses égaux, il veut qu'on soit plus équi- i table encore vis-à-vis des subalternes : « C'est | surtout, dit-il, dans la manière dont on use avec i ceux qu'on peut maltraiter impunément que l'on : fait voir si on aime naturellement et sincèrement '\ la justice, et si on a une véritable haine pour tout i ce qui porte le caractère de l'injustice. » Que de ! délicatesse dans la bonté révèlent ces conseils ! : Ainsi Socrate se sent tenu à plus de vigilance sur i lui-même dans ses rapports avec ceux qui dépen- j dent de lui et sur lesquels il a plein pouvoir ; il se croit obligé à plus de fidélité dans l'observation de i la loi morale envers ceux dont il a la liberté d'abu- ! ser : plus de liberté implique à ses yeux plus de res- J ponsabilité. « Celui donc, ajoute-t-il, qui n'aura i rien à se reprocher de criminel ou d'injuste dans ': ses relations avec ses esclaves, sera aussi pour eux J le plus habile maitre de vertu. On peut porter le j

Page 1