‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 184 sur 270 · ART. III. DE LA DISSOLUTION DES FIANÇAILLES · texte numérisé non relu

ART. III. DE LA DISSOLUTION DES FIANÇAILLES

y Si, — Z). Est-ce une cause suffisante de dissolution ï^ ^H riche héritage qui advient au fiancé?

-R. Il y a controverse : beaucoup le nient, parce que rien n'est

pMangé dans la fiancée ; d'autres l'affirment, parce qu'entre

1**^ et l'autre, il n'y a plus la même condition de fortune,

si le fiancé eût piévu ce changement, il n'aurait pas

g ^^elles Sanchez consacre, dans son classique traité De mairimonii y^ ^^y^mento, plusieurs dissertations dont, par extraordinaire, on peut

j^J*^ C'est pour l'enseignement oral que sont réservées les études ** ^iocs de délicatesse sur les rapports des fiancés entre eux, études

'•^Ure les titres en français.

^^ ^ ^, entre fiancés, sont permis les attouchements, regards et dis- '*'*>*a honteux? (11 y a là-dessus 55 articles!) j ^ S'il est permis aux fiancés de se délecter à l'avance dans la pensée

^ îouissances qu'ils éprourcront de leurs futurs rapports sexuels ? etc.

* (Lib. lX,Disp. XLYI, XLYII....) »

418 hk MORALE DES JÉSUITES.

voulu s'engager vis-à-vis de la même personne. Cette opinioji est approuvée par saint Liguori, dans un cas où le fiancé n'étant pas devenu plus riche, on lui o£Gi*ait une fiancée notablement plus riche que la première.

D, Les fiançailles sonl-elles rompues par le vœu de chasteté, ou par le vœu d'entrer 'dans les Ordres sacrés ?

R. \^ Si le vœu précède les fiançailles, il est évident qu'elles deviennent nulles, parce que la promesse de mariage est alors une chose illicite et par suite n'oblige pas.

2** Si le vœu suit les fiançailles, selon l'opinion plus probable, elles sont également rompues, parce que la promesse est censée contractée avec cette condition tacite: « à moins que je ne choisisse un meilleur état * ».

732. — ... D, L'une des parties ayant .un défaut caché doit-elle le déclarer avant les fiançailles, ou celles-ci faites, avant le mariage ?

R. Non, si ce défaut ne rend pas le mariage préjudiciable, mais seulement moins attrayant; par exemple, si la jeuft© fille qu'on regarde comme vierge n e l'est pas, parce qu©» comme la coutume l'a établi, nul n'est tenu de dévoiler * un autre ces sortes de choses. En outre, nul n'est tenu de dévoiler son défaut au risque de se déshonorer, lorsqu'il ^^ porte atteinte à aucun droit grave d'un autre. . . . •

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