CAS SUR LES EIPÉCHEHENTS AU 1ARU6E
CAS I
Taleur dfMi empêchements
La jeune Céline, dans je ne sais quelle circonstance, setrouYant involontairement en état d'ivresse, est déshonorée par Titius. Plusieurs années après Céline, qui ne se doute en rien de la chose, se marie avec Caius, frère de Titius. Dans la suite, ayant appris l'affaire de la bouche même de Titius, elle doute beaucoup de la validité de son mariage. Elle va trouver en toute hâte le curé Germain, et lui fait part de son doute. Mais lui : Ne crainâ rien, ma fille, diff-il, il n'y pas de peine où il n'y a pas de faute, et de plus une loi qu'on ignore ne peut nous lier.
D. Quid?
R. Le curé Germain a fait une erreur honteuse et grossière; il ne s'agit pas en effet de la peine, mais de kloi de FEglisequi annule le mariage; celui de Céline n'est donc pas valable et ne peut le devenir que par une dispense. Il faut renvoyer Germain à Tétude de la Théologie morale.
CAS VI
Erreur
D. Quelle erreur fait obstacle à la validité du mariage?
R. C'est la seule erreur touchant la personne, parce qu'elle seule enlève la liberté sur l'objet, la substance du contrat. Excepté si la qualité se confond ayec la substance, comme si, par exemple, on avait cru épouser la fille aînée du roi ; ou si la qualité était la cause déterminante, et qu'on plaçât la qualité (par exemple, la noblesse) d'abord, la personne ensuite, ou que la qualité fût une condition sùie qua non.
CAS XIII
Une femmes sceur, flile, épouse de son mari
Ludimille, veuve, d'une famille noble, éprise d'un amour honteux pour son propre fils Jules, s'aperçoit qu'il va coucher la nuit avec la servante. Alors elle conçoit un dessein abominable. Elle trouve un prétexte poUf envoyer sa servante ailleurs, et se glisse dans son lit- Jules, ne soupçonnant rien, arrive à Theure convenue, et sans le savoir accomplit avec sa mère un in* ceste affreux. Ludimille devient enceinte. Son fils, c^ pendant, séjourne quinze ans pour affaires de coctt' merce df^ns des pays éloignés. En son absence, Ludi' mille met secrètement au monde une fille qu'elle cori' fie d'abord à une nourrice, et qu'elle reprend ensuite dans sa maison comme une enfant abandonnée. Jules* rentré chez lui, s'éprend d'amour pour cette jenne fille.. • II demande à sa mère quelle est sa condition et soî*— pays. Sa mère lui répond que c'est une enfant de l^ plus basse naissance, et que par piété elle a recueiJLv^ et élevée. Le fils sentant sa passion se développer, décla^-^ à sa mère qu'il veut l'épouser. La mère refuse obsti ment, parce qu'une pareille alliance déshonorerai famille, la jeune fille n'ayant ni fortune, ni nais Jules s'entête et, malgré sa mère, contracte unti^J^