CAS SIIR LA PUBLICATION DES BANS
CAS IV
Obligation de déclarer les empéeiieiiieiito
aa mariage*
Coclès, sur le point d'épouser Marine, après la publication des bans, déclare à son ami intime, Fabius, en lui faisant jurer de garder le secret, qu'il a eu des relations avec la sœur de Marine. Fabius, embarrassé, commence à douter s'il doit être fidèle à sa parole ou à la recommandation de TÉglise, de révéler les empêchements.
D. Fabius est-il excusable de ne pas déclarer Tempêchement?
R. Non, parce que le secret, soit promis, soit commis, même juré, n'oblige pas en soi, quand il peut en résulter un grave dommage soit à la communauté, soit à une tierce personne. Or, la révélation de Tenapêchement est utile à l'Église et aux contractants euxmêmes.
CAS V
Obligations de déclarer les empêchements an marl*^^
T. Léocadie se confesse d'avoir péché autrefois av^^ Antoine, fiancé de sa sœur. Son confesseur, Huber^^
CAS DE CONSCIENCE SUR Li NATIM DU lARUfiE
CAS II
Oonsentemeiit des épovx
Jovinus, étant marié, quitte sa patrie pour affaires; il ^ des relations coupables avec Thérèse. Feignant d'être libre, il n'hésite pas à se marier avec elle ; mais peu après il Fabandonne, el revient dans sa patrie. A son arrivée, il apprend que son épouse était morte lorsqu'il s'est marié avec Thérèse. Il songeait à aller la rejoindre ou à la faire venir, lorsqu'il apprend que la veuve Emilie, très riche, songeait à se remarier. Profitant de Toccasion, il demande sa main. Après ce nouveau mariage, revenant à de meilleurs sentiments, il va se confesser et avoue tout. Le confesseur a des doutes sérieux sur la valeur des deux mariages, l'un avec Thérèse, l'autre avec Emilie. Son doute vient de ce que Jovinus n'est pas censé s'être marié sérieusement, sachant qu'il n'était pas libre, ce qui arrive dans les deux cas.
D. 1". Le mariage de Jovinus avec Thérèse est-il valable? D. 2®. Son mariage avec Emilie Test-il ?
R. àlaV^ D, Non, car ne doutant pas du tout de l'existence de son épouse, il n'a pu donner un vrai consentement. Son consentement n'a été que fictif dans son mariage avec Thérèse, c'est-à-dire qu'il n'a cherché
.86, mais à la condition que sa tante y consente, xe qu'il ne peut contracter de mariage malgré elle, M perdre un riche héritage. Or, il était persuadé que . tAnte n'y consentirait jamais. Mais le père de Marine» aidé d'un ami, fait tant de démarches que la tante ionne son consentement. Patricius Tapprend, rentre dans sa patrie, et s'y unit à une autre jeune fille*
D. Que &ut-il penser de ce cas et ordonner à Patricius?
R. Le premier mariage de Patricius n'a pas de valeur, en l'absence d'un vrai consentement ; car, ne Youlant pas se marier en réalité avec Martine, il n'a donné qu'un consentement fictif. La raison en est, qu'en donnant un consentement conditionnel, il était persuadé que la condition ne se réaliserait pas. Donc, en réalité, ce consentement est nul, donc le mariage contracté est nul aussi. Nouvelle preuve, c'est qu'en apprenant que la condition était réalisée contre son attente, il a pris la fuite, ne se regardant pas comme lié par ce mariage.
Quant au second, il est valable qu'il vive donc
en paix avec sa nouvelle épouse
CAS IV
Diastolution du mariage
Le juif Benjamin a contracté et consommé le mariage avec Anna. Environ deux ans après, grâce au zèle d'un prêtre catholique, instruit des mystères de la religion chrétienne, il a embrassé sincèrement cette religion. B fait tous ses efforts pour amener son épouse à la connaissance de la vérité, mais en vain; car Ana, quoique ne refusant pas de vivre en paix avec lui, déclara qu'elle restera fidèle à la loi juive jusqu'à sa moH
D. i''. Des Yœnx religieux annulent-ils le mariage? ^ D. 2*. Le mariage de Sylvie avec Hermaon est-il valal:^»le
ei poTBiis ? Que penser de Tidée d*Hermann qui songe à
remarier?
R. à la 1" D. Oui, pourvu que le mariage ne scz^it (pie conclu et non pas consommé.
R.à laV D, Ce mariage est valable. Mais Sylvie a péché gravemeioit en se [mariant, parce qu'elle a vio lé son vœu de chasteté par lequel elle était liée. El le aurait dû demander une dispense du pape. Quant à Hermann, dont le mariage est valable, il ne peut se remarier. Qu'il vive donc en paix avec Sylvie.
CAS VI
Séparation de Ut et d*li«Mtatioii
Marcellin obtient d'être séparé de son épouse convaincue d'adultère en justice; il se décide à entrer en Religion, et reçoit successivement les ordres sacrés. Mais à peine avait-il Tordination, que son épouse prouve son innocence en justice, et ordonne à son mari de rentrer avec elle.
D. Marcellin est-il tenu de rentrer avec son épouse et de vivre maritalement avec elle ?
R. Oui, parce que son épouse privée injustement de ses droits peut les revendiquer. Donc, si elle les reveodique, il faut les lui rendre. Marcellin doit donc être rendu à la vie laïque. Mais puisqu'il a fait promesse de chasteté en recevant l'ordre, il ne pourra réclamer le devoir, mais devra seulement le rendre. Or, pour rendre au sacerdoce le respect qui lui est dû, il devrait prier se femme, même l'engager avec instance pour qu'elle abandonnât ses droits et laissât son mari tranquiHe*