‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 21 sur 270 · Exemples · texte numérisé non relu

Exemples

Une jeune fille pèche gravement si elle se fait avorter pour éviter l'infamie. La raison en est que l'avortement est pour elle directement un moyen de se libérer de l'infamie, et qu'elle cherche un bien par un mal *.

1. « D. Est-on toujours obligé de s'abstenir d'un acte dont on prévoit quelque effet mauvais par suite de la malice d'une autre personne?

(( R. Mon, quand on a un motif légitime de faire cet acte, et qu'on adroit aux avantages qu'il doit produire, on n'est pas obligé de sacrifier le bien qui doit en résulter » (Petit Catéchisme de Marotte),

2. C'est en effet ce qu'a décidé Innocent XI, condamnant le 2 mars 1679, la proposition suivante : « Il est permis de provoquer l'avortement avant l'animation du fœtus, de peur que la fille ne soit exposée à la mort ou à l'infamie d (Prop. 34).

Hais s'il est permis de croire qu*ils font amende honorable aujourd'hui, les Jésuites ne se sont pas toujours avoués vaincus par l'arrêt de la papauté. Jean Marin écrivait en 1720: «On pourrait peut-être admettre la doctrine de la proposition condamnée pour éviter l'infamie, dans le cas où ce serait le moyen unique et nécessaire, pour cacher le crime et éviter l'infamie. Et peut-être celui-là ne serait -il pas dans le cat de la proposition condamnée, qui dirait que l'avortement est permis, non pour éviter sa propre infamie, mais pour éviter celle d'une communauté religieuse » (p. 423).

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