ART
DE l'obligation DE RESTITUER VENANT DE l'aDOLTÈRE (p. 85).
Q. I. il quelle restitution sont tenus la femme adultère et son complice.
« S'il n'est pas survemi d'enfant et que la chose soit resl^ cachée, ils ne sont tenus à rien, sinon à pénitence. S'il n'est pas né d'enfant, mais si le mari apprend le crime, le complice devra demander le pardon du mari en lui offrant une satisfaction honorable (honorariam satisfactionem) ou en donnant d'autres signes de douleur, si le mari est supposé l'exiger.
« S'il est né un enfant, la mère devra le nourrir pendant trois ans, et ensuite le père. »
QUESTIONS SUR LE MiUâG& 527
Mais si Ton peut douter justement (/) si l'enfantestdu mari
ou de Faduitère, celui-ci doit-il quelque chose? Non» disent
l>«aaooap d'auteurs, parce que dans le doule on doit prendre
Ici. solution la plus faTorable. Saint Liguori trouve cette opi-
on assez probable, mais le contraire lui semble très proba-
e. Ce qui signifie, en langage de jésuite, qu'on peut faire
qn*on yeut, exiger ce qu'on veut, suivant son intérêt :
est fort, commode.
II. Ce qu'U faut restituer pour le dommage cause' par Va- ^^-mdtère.
m. Comment la femme adultère peut et doit s'opposer au 2^'9^éjudice que son enfant causerait à son mari ou à ses héritiers j et comment elle pourra le réparer.
Un des moyens indiqués, et ce n'est pas le moins original, <^ODsiste en ce que la femme adultère conseillera à son en- ^cint de rester célibataire, afin qu'après sa mort ses biens retournent aux héritiers légitimes.