‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 241 sur 270 · Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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6iO LA MORALE DES JÉSUITES.

M. Barooet. — Us ont de Tesprît.

M. Paul Sert. — Voyons, messieurs, si vous rirez de l'application à Tespèce humaine du système ingénieux inventé ppur le meurtre des vaches et des chèvres.

Ceci se lit à la page 4 des Cas de conscience, du même Gury, publiés à Regensburg en 1865^. Il s'agit ici d'un, certain AdallxMt qui, ayant voulu tuer Titius son ennemi, a tué par erreur Gaïus son ami. Que doit-on penser d'Âdalbert?

« Adalbert doit être complètement excusé du péché d'homicide ; car son acte externe n'était pas formellement dirigé contre Gaïus, qu*il a tué involontairement. Par conséquent, il n'est obligé à aucune restitution vis-à-vis de ses héritieVs *. ))

Voici donc en 1865, l'application au meurtre d'une doctrine très commode. Si vous voulez, sans péché, tuer quelqu'un, le secret est bien simple : vous n'avez qu'à désirer assassiner un individu et à tirer sur l'autre à côté. (Applaudissements ironiques à gauche et au centre. — Interruptions à droite.)

M. DE Larochefoucault, duc de Bissaccia à M, Paul Bert, — Quand vous irez vous confesser, on sera indulgent pour vos fautes ! Voilà tout ce que cela prouve.

M. Paul Bert. — Je n'aurai jamais à ra'accuser de pareilles actions ; mais il paraît qu'on n'en peut pas dire autant de ceux qui fréquentent le confessionnal du père Gury.

Voici, messieurs,. quelques citations nouvelles ; j'ai là tout un livre plein. Ce n'est pas un livre rédigé par un parlement, et vous pourriez, par conséquent, le repousser pour ainsi dire à priori. Mais je vous engage plutôt à consulter et à vérifier mes citotions- Je vous ai donné les textes, les pages, les ouvrages, et jusqu'à ce que vous ayez apporté à cette tribune la preuve...

Un membre à droite, — On l'apportera !

M. Paul Bert. — Nous verrons bien, monsieur ; en attendant, veuillez écouter les conséquences que j'ai tirées moi-même de vos négations.

Jusqu'à ce que vous ayez apporté, à cette tribune, la preuve que les textes que j'ai cités sont, je ne dirai pas tronqués, le mot est trop commode quand il s'agit d'une citation nécessairement incomplète, mais tronqués de façon à ce que le sens en soit changé... (Très-bien ! à gauche.)... Oui, le jour où vous aurez apporté à cette

1. Je n'avais que l'édition allemande, ou plutôt des extraits de celte édition, que l'on venait de me communiquer au début même de la séance.

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