IV PRÉFACE
citations qui excitèrent l*indignation de la Chambre, et lui montrèrent Timminencé du péril.
Ceci me fournit une occasion de rentrer en scène, et de reprendre la question de plus haut. Les jugements etles prévisions historiques ne sont qu'une des applications de la morale ; c'est donc à la morale des jésuites que je m'attaquai ; c'est elle que je traduisis à la barre de la Chambre, le 5 juillet 1879^; je rappelai d'abord brièvement les éloquentes attaques de Pascal ; puis, passant à des temps plus récents, je fis de nom^ breux emprunts aux pièces justificatives du célèbre arrêt rendu par le Parlement de Paris le 5 mars 1762 ; enfin, j'arrivai aux temps modernes, et montrai à la fois la persistance de ces doctrines odieuses, et leur introduction dans l'enseignement non seulement des adolescents, mais des plus petits enfants.
Enfin, une main amie m'ayant apporté le lendemain quelques extraits intéressants' des ouvrages du jésuite Gury, lequel m'était alors complètement inconnu, je dois l'avouer, j'en profitai pour les intercaler dans une réplique à M., de la Bassetièr^ ^
L'effet du discours du 5 juillet fut^ je le dis sans vanité, véritablement extraordinaire. La Chambre s'en montra fort émue. Un journal qui le publia en entier en vendit à lui seul plus de cent mille exem-
i. Voir page 507.
2. Il s'y était malheureusement glissé une erreur de copiste qu*on m'abien durement reprochée , bien qu'elle n'eût, en réalité, aucune imjH)rtance (Voir p. 639).