Elle est : 1<* médiate ou immédiate
2<» proche ou éloignée •. • •
3° positive ou négative. ........ . .
4® formelle ou matérielle . . . . ^
Il y a aussi la coopération directe ou indirecte^ physique ou morale.
250. — Z). Est-il permis à un serviteur d'ouvrir la porte de la maison à une courtisane ?
R. Controverse. — Saint Liguori conclut à l'affirmative, s'il y a là quelque autre personne qui le ferait
: Dans, les. villes il est permis de louer sa maison à des
courtisanes» si Ton ne trouve pas d*autres locataires, ou si elles pouvaient trouver aisément d^autres maisons.
351.— D» Un serviteur peul-il préparer le cheval de son maître qui va partir pour* commettre un péché, et peut-il raccompagner ?
. it. Il ne paraît pas défendu de préparer le cheval, parce que le serviteur ne semble pas plus coopérer au péché de son maitre qn'en ouvrant la porte à une courtisane. Mais il ne peut accompagner son maître, à moins de grave domflVigey.... ou à moins qu'il ne soit pas certain du mauvais dessein de son maître.
D. Est-il permis à un serviteur de porter à une concubine les lettres d*amour de son maître ?
R. Non, au moins sans raison fort grave. . D. Est-il permis à un serviteur de porter des dons à ime courtisane?
..R. Non, à moins qu'il n'y ait une raison fort grave.
. 256. — Z>. Ëst-il permis aux maitres des cafés de donner
à leurs clients des journaux à lire ?
R. Us ne peuvent recevoir les journaux qui sont évidemment et ordinairement contraires à la religion et aux bonnes mœurs, quand même ils risqueraient de perdre leur clientèle
CAS DE CONSCIENCE SDR LES VERTDS
CAS VII
Relations airee les hérétiques. - i .' '
Léocadie, religieuse, attachée à un hospice où V^h reçoit les malades catholiques et hérétiques, est priée par Quirinus, protestant, gravement malade, d'aller chercher un ministre de sa secte^ qui lui donnera leç secours de sa religion. Mais Léocadie ne sait si elle doit obéir.
D. Léocadie peut-elle faire venir un ministre protestant?
R. — Non ; la raison est évidente, il y aurait communication avec des hérétiques dans une affaire reUgieuse, et coopération proprement dite. C'est ce qui résulte de la réponse suivante de la Sainte Congrégation de l'Inquisition, 15 mars 1848:
« Bienheureux père,
« D. N... expose humblement à Votre Sainteté que, dans la ville de M..., il existe un hospice dont il est le directeur et l'aumônier, où les malades sont soignés par des religieuses. Dans cet hospice, on reçoit aussi les malades étrangers à la religion catholique, qui demandent un ministre hérétique pour recevoir îef secours de leur religion ; on demande s'il est permis
aux religieuses d'aller chercher les ministres des fausses religions? On demande aussi, lorsqu'un hérétique est traité dans la maison particulière d'un catholique, s'il est permis à celui-ci d'appeler un ministre hérétique ? »
15 mars 1848.
a Dans la Congrégation générale de la Sainte Inquisition fomaine et universelle, assemblée en conseil dans Sainte-Marie, enprésence desÉmin. et Révér. S. R. E. cardinaux délégués spécialement par le Saint-Siège apostolique, pour combattre l'héi^ésie dans toute la république chrétienne, après avoir entendu la lecture de la supplique ci-dessus indiquée, avec le vœu des DD. consultés, les mêmes Émin. et Révér. Seigneurs ont dit : «D'après ce qui a été exposé, la chose n'est pas permise x), et ont ajouté ce : Qu'ils gardent une attitude
passive ».
Angélus Argemi
s. Rom. et Univ. Inquisit. Secretarius.
CAS XII
€?liarité en-vera soii prochaiii. Amour maternel
et eonjaffal.
Calpurnie, mère d'une nombreuse famille, désire la mort d'un enfant nouveau-né, d'un autre de cinq ans, sourd-muet, et d'un ti^oisième de neuf ans, boiteux des deux pieds, pour qu'ils jouissent d'une vie meilleure dans le ciel. Elle souhaite aussi la mort de sa fille nubile, qui ne peut se marier à cause de sa pauvreté et de sa laideur, pour qu'elle ne soit pas exposée à pécher; ainsi que la mort de son mari, vieillard décrépit, malade, et qui se plaint toujours. Une autre fois, tantôt
dans un mouvement dé colère, tantôt dans une pensée de piété, elle voue tous ses enfants au diable, puis à Dieu, et désire leur mort. Mais voici qu'elle tombe inopinément malade; et son mari Culpurnius court au monastère voisin et demande des prières pour obtenir la mort de son épouse.
D. l'«. Calpurnie a-t-elle péché dans ces divers cas et comment ? ■ •
D. 2**. Que dire de son mari?
R. à la V^D. — 1° Calpurnie n^a pas péché dans ses premiers souhaits, au sujet de ses trois fils et de sa fille, parce qu'elle n'est pas poussée par un motif déréglé^ et souhaite un état meilleur pour ses enfants. Elle n^a donc péché en rien contre la charité, ni contre la vertu de piété.
2® Elle a péché gravement contre la charité et la piété en souhaitant la mort de son mari, quoique vieux et infirme, parce qu'elle a désiré sa mort pour un motif pervers, c'est-à-dire par ennui, par impatience, ou par haine contre son mari.
3* Elle a péché gravement en vouant au diable ses enfants, à moins qu'elle n'ait agi par colère ou par inadvertance, ou encore, ce qui arrive souvent, en ne faisant pas des imprécations sérieuses. Cependant, comme ces imprécations venant d'un mouvement de colère sont entendues de ses enfants, il est difficile d'éviter un grave scandale. Mais elle n'a pas péché en souhaitant que Dieu accueille toute sa famille et daigne la placer dans le ciel, pourvu qu'elle n'ait été poussée que par la foi et par la piété.
R. à la 2^ D, Le mari a péché gravement contre la charité et la piétér, comme il est évident.
CAS XIII
, Sur lea danses
Lucile, prévoyant qu'elle sera bientôt forcée d'aller danser à la noce de sa sœur et aussi dans des bals de famille et d'amis^ à un bal public même, où doit la conduire son père, s'adresse à son confesseur, et lui demande si elle peut obéir.
D. Que doit-on répondre à Lucile?
R. Il faut louer Lucile, dont la conscience chrétienne est timorée et prudente, et qui prévoyant le péril, vient demander conseil à celui qui voit. Je conseille à cette bonne fille de chercher quelque moyen d'éviter ces danses;. mais je ne lui en fais pas une obligation. Si elle ne peut en échapper, je lui recommande dépenser, lout en dansant, à la mort et à la justice divine.
pas dâ, ou à une créature un culte qui n'est dû qu'à Dieu.
g 1 . De Vidolâtrie.
<^2. Du culte défendu.
265. — Il y a superstition lorsqu'on adresse des prières à sainte Brigitte ou à d'autres, et qu'on en attend un effet infaillible. Cependant il ne faut pas blâmer, il faut même louer beaucoup ceux qui portent des médailles , des images pieuses ou des reliques des saints, espérant qu'ils en retireront un secours divin.
§ 5. Pe /a divination,
266. — C'est la recherche des choses cachées, par le secours du démon.
Elle est expresse si on invoque expressément le démon, tacite si cette invocation ne consiste que dans des pratiques défendues.
On distingue plusieurs sortes de divination, dont les principales sont :
1^ V astrologie judiciaire par les astres;
2° h' augure par le chant des oiseaux;
5° Varuspice par leur vol ;
4° h'aruspice par les entrailles des animaux ;
5° La chiromancie i^siT les lignes des mains ;
6<» La géomancie par les signes de la terre ;
7° Le présage, par le hasard ;
8° La nécromancie par l'invocation des morts ;
9<» V oniromancie par les songes ;
10° Le sortilège T^^a: les sorts ;