‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 54 sur 270 · D, Est-il permis de conseiller ce qui est · texte numérisé non relu

D, Est-il permis de conseiller ce qui est

moins mal à quelqu'un qui est résolu à faire un plus grand mal?

jR. Oui, plus probablement

D. Peut-on permettre de pécher à l'occasion, pour corriger un coupable ?

B. Oui, parce que permettre n'est pas engager. . . .

238. — D. Est-il permis pour un juste motif de faire naître une occasion de pécher ?

jR. Controverse. — L'affirmation est plus probable. . .

D. Que doit-on penser des relations des fidèles avec les Juifs ?

R. Aussi bien pour sauvegarder la dignité de la religion

chrétienne que pour éviter le péril de perversion, il a été décrété par l'Eglise : 1° Que les chrétiens n'habitent pas avec* les Juifs ; 2° qu'ils n'assistent pas à leurs festins; 3* qu'ils n'aient pas les mêmes maîtres ; 4^^ qu'ils ne mangent pas leur pain azyme ; 5^ que les femmes chrétiennes n'allaitent pas les enfants juifs.

SoR LES MAUVAIS LIVRES. — De tous Ics geurcs de scandale, il n'y en a pas de plus abominable que celui qui résulte des livres impies et obscènes. C'est une invention du diable, la plus efficace de toutes, pour précipiter en foule les âmes dans le gouffre de l'enfer. C'est un fléau affreux,

épouvantable, qui n'infecte pas seulement un pays ra no âge, mais se répand dans tous les lieux, dans tous tes temps, pour y faire des victimes innombrables. Qai potù^ rait dire les maux affreux qui sont sortis pour la Religion, comme d'une source empoisonnée, des mœurs et des Uvres mauvais, maux qui seront propagés et multipliés jusqtti la fin du monde? •

Que les ministres de Dieu, que les prédicateurs, les con-; fesseurs, redoublent donc d'efforts, se sacrifient pour s'oppô^ ser à ce torrent d'iniquité et arracher au gouffre infernal tes âmes en danger. i

Il ne faut donc jamais permettre la lecture, l'impressimif ou la publication de livres contraires à la foi chrétienne «î aux mœurs.

241. — D. Peut-on rendre ces livres à leur maître? ' R. Non, à moins qu'on ne craigne quelque grave inconvénient. Cela résulte des principes que nous avons donnés:- fl' y a grave inconvénient si l'on craint des querellesf des blasphèmes, de la haine et autres choses analogues de la part dn maître. Une légère contrariété ou la crainte de perdre son ami- ^ tié ne serait pas, la plupart du temps, une raison suffisante.'

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