i^ Dans le sens large, c'est tout commerce défendu
les théologiens, au sens propre, le dëûnissent ainsi, en tant qu'espèce, particulière de luxure, dans le droit canon : C'est la défloration d'une vierge, ce qui arrive lorsqu'elle eit souillée une première fois par le contact et l'acte consommé d'un homme.
Le stupre consommé avec violence, en outre du péché contre la chasteté, en contient un contre la justice, qui doit être dit en confession.
426. — 1<* C'est un stupre de forniquer avec une vierge folle, ivre ou endormie, parce qu'elle est violée contre son consentement et qu'elle reçoit ainsi une erave injure.
2° Selon l'opiniou plus commune et plus probable, ce n'est pas un stupre que de forniquer avec une jeune fille qui y consent formellement, qui n'est nullement contrainte, bien qu'elle soit souillée pour la première fois, parce que le stupre, à cause de l'outrage formel fait à l'honneur d'une vierge, peut être regardé commune péché spécial con^e la chasteté. Or, dans ce cas, une vierge qui est maîtres^ de son corps pour en user librement, cède d'elle-même son droit. Donc... Il s'ensuit que .
5® La circonstance de la virginité d'une jeune fille violée, si elle a consenti à la chose, selon l'opinion plus probable, ne doit pas être forcément déclarée dans la confession, en principe, parce que la chose n'est pas regardée comme un stupre, mais comme une simple fornication.
4® Cependant, comme condition requise pour le stupre, il n'y a pas la forcée ou violence physique ; il suffit qu'une jeune fille soit poussée malgré elle à consentir, par la ruse, la fourberie, les menaces ou des prières importunes et répétées qui triomphent de sa constance.
.Lessius avertit en outre sagement que la violation d'une jeune fille qui a consenti pleinement, bien que ne contenant pas la malice spéciale du stupre, peut contenir une faute grave, spéciale, qu'il faut déclarer en confession, à cause de la tristesse et de la honte qui en résultent pour les parents.