TRAITES DES VI* ET IX« PRÉCEPTES DU DËGALOGUE
g 6. De V enlèvement.
4â7. — L*enlèvemeut... est défiai : une violence portée sur une personne, ou sur ceux desquelles elle dépend, en Yue de satisfaire la libidinosité.
Si, après reiilèvemenl, on assouvit sa passion, non seulement le péché de luxure, c*est-à-dirc la fornication, ouTadultère, ou la sodomie, etc., — mais encore l'enlève- UKQt, doivent être expressément déclaré dans la confession.
ART. IL — Des péchés consommés contre la nature.
n y en a trois sortes : la pollution, la sodomie, la bestialité. 11 faut ajouter Tonanisme, ou péché d*Onan, qui est l'acte sexuel commencé, mais consommé extérieurement pour éviter la conception, soit entre époux, soit entre d'autres per- Nîmes. Nous en parlerons à propos du mariage .
§ 1 . Delà Pollution.
428. — La pollution consiste à répandre sa semence sans woir commerce avec un autre. La pollution volontaire, la seule dont nous nous occupons, est cherchée directement ou indirectement. Elle difTere de la distillation, dans laquelle on répand un autre liquide plus fluide. Dans la pollution, U semence est éjaculée avec un vif plaisir et une grande ^mmotion. La distillation n'est accompagnée d'aucun plaisir ^ d'un plaisir fort léger.
429. — I. L^ poWuiion directe ei parfaitement volontaire, ^l toujours un péché mortel...
n. La polution indirecte ou seulement volontaire dans sa ^use, est péché grave si. . . et péché véniel si. . .
ni. La jpollution indirecte volontaire n'entraîne aucun P^ché, toutes les fois qu'il y a raison suffisante de s'y exposer,... car lorsque deux effets doivent être la suite d'une
cause indinérente, l'un bon, Tautre mauvais, il est permis de s^exposer à la cause en ayant en vue le bien et en permettant le mal.
450. — 1° La polliition involontaire n'est en aucune façonun péché. Ainsi il n'y a aucune faute dans la pollution que peut subir un médecin, un chirurgien, un confesseur eà remplissant les devoirs de leur charge, pourvu que leurintention soit pure et qu'ils ne donnent aucun consentement au plaisir.
> 45 1 . — 40 Toute effusion de semence faite de propos délibéra si faible qu'elle soit, est une pollution, et par suite un péché mortel. Il en est de même si l'on consent au plaisir dala pollution, même pour fort peu de temps, et même si elle se produit contre notre intention, spontanément, pour an motif quelconque, à plus forte raison si on la favorise jme
quelque effort. .:...
6° Ce n'est pas un péché en principe de monter à cheval pour s'amuser raisonnablement, de se coucher dans . iinft certaine position, de prendre avec mesure des aliments échauffants, de parler avec une personne d'un autre seie pour un motif honnête, d'être au service des malades, de les aider dans le bain, d'exercer la chirurgie et autres choses, bien qu'on prévoie qu'il en résultera une pollution, pourvu qu'il n'y ait aucune intention, qu'on soit fermement décidé à ne pas y consentir, le cas échéant, et qu'il n'y ait aucua péril de consentement:
452. — 7° La distillation volontaire, même indirecte, si eÙer est notable et accompagnée d'une commotion notable des esprits génitaux, peut être un péché mortel, parce que c'est un grave désordre qui entraîne le proche péril de pollution.. Mais si elle est faible et sans commotion notable, il faut distinguer : 1*' Si elle est directement volontaire, il y a péché mortel, pai'ce que toute perte entraîne avec soi quelque commotion et effusion de semence. 2° Si elle est indirecte-
ment volontaire , on peut facilement l'excuser de tput péché, car il ne faut pac plus s'inquiéter de ce flux que d'uifr autre excrément.
Vm» PRÉCEPTE DU DÉGALOGUE
Ta ne diras pas de faux témoignage contre ton prochain. Ex. xx, 16. .
Tu ne diras pas de faux témoignage.
Matth. XTiu, 20.