D. — Quelles causes dispensent de cette réparation
R. 1« Si la faute que vous avez dévoilée^à une ou plusieurs
personnes s*est répandue dans le public par une autre voie,
oa si la ^paration a été faite d'une autre manière, par
exemple, par un jugement.
2* Si Ton juge avec prudence que le souvenir du crime s*est effacé avec le cours du temps.
5* Si la réparation ne peut être faite sans danger pour la vie du diffamateur, parce que la vie est un bien préférable à la renommée . De même si Thonneur du diffamé est d*une importance moindre que le détriment que le diffamateur subirait; par exemple, si la réparation devait être faite par ua homme honorable, très utile au bien de la société et à la rel%ion.
4^ Si la réparation est moralement impossible, à cause de '^ distance ou d'autres difficultés particulières ; par exemple, ^' Ceux qui ont entendu le diffamateur ne pouvaient revenir ^^ leur opinion.
^5« Si Ton juge que ceux qui ont entendu n'ont pas attaché '^1 à la diffamation, comme il arrive souvent dans un ^^ment de colère.
6« Si la personne dénigrée a fait remise de la réparation ^^Z^ressément ou tacitement pourvu qu'elle puisse le faire ; ^*^ peut même parfois se contenter de ce pardon présumé. .
-461 . — D. Est-on tenu de donner de l'argent en compen- ^^t.îon, si l'on ne peut faire réparation d'honneur ?
m lA MORALE DES JESUITES.
jR. Non, selon ropinjon plus probable ; parce que la justice n'ordonne de rendre que ce qu'on a pris, ou Téquivaleut. Or^ on n'a pas pris de l'argent en dénigrant, et ce n*est pas l'équivalent de Tbonneur, puisque c'est d'un autre ordre.