‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 91 sur 270 · DES CAUSES QUI EICCSEM DD VOL · texte numérisé non relu

DES CAUSES QUI EICCSEM DD VOL

Il y en a deux : 1° la nécessité, 2' la compengatioD oc-

^ i. De la néceisUé qui excuse du vol.

La nécessité est extrême, grave ou commune : eitrême, s'il j a danger de mort ou menace d'un mal trè» grave; gravet lorsqu'il y a de sérieux désagréments dans la vie ; commune, comme c'est le cas habituel des pauvres mendiants.

61G. — L'homme peut, dans une nécessité eitrâme, m servir du bien des autres, autant qu'il en a besoin ponr se tirer de là ; parce qu'il n'y a pas de dérogation au droit naturel, lorsqu'on partage le bien en prenant ce qui nous est nécessaire, dans une nécessité extrême. Dans ce cas, toat devient commun; et celui qui prend le bien d'un autra dans un besoin, prend le bien commun qu'il s'approprie,

un pccbf morlel, lorsqu'ils tombent «ur dilTi^renleB qu'ils lombenl sur une seule et mime penonne. Aussi, dit Lajiûnii, j a Irenle marchands i chacun desquels vous volici une petite quuibta, il peut se faire que voiii ne p£chici pu mortcllenient, psrca qua vcna ne laites un tort considérable i aucun d'eux. En secoad lieu, «i ton* valez une ou plusieurs personnes, il fsul encore une plus grande qntntild pour un pfché mortel, lorsque les vols se font â de longi inteevalies ; ainsi, lorsqu'un domeslique en valanl I chaque foii une cniuil*t parvient en quatre ans i la quantité d'un ducat d'or, je na erois dit-il, qu'il raille le regarder comme coupable de piclié martel. Ko ^ siêmc lieu , si vous volez aujourd'hui à Caius six cmiados , lUt, qui vous en avei déji volé plusieurs auparavant, mais que voi» restituées, les ùt derui£rcs cruiades n'ont point de r.ip^^^ miôres, et par conséquent ne (ont point un pi!ché mortel, 'f lieu, lorsque plusieurs personnes font successiremcnl ^\^ quelqu'un, lesquels pris ensemble, lui font un tort con&\iX à

des voleurs ne sait rien du vol de l'autre, ancu mont. S'ils ont formé ensemble le ro&ne projet ilc pèche grii'tement; enfin s'ils ont eu connaissance d lifs, nuis qnc l'un ne soit pas la cause que l'autre probable qu'il n'y a point de péché mortel > (p. 5 ''"

cela avait lieu avant la division des biens. Donc il ne commet pas de vol

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