‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 104 sur 344 · D. Quelles sont les causes justes de reveler un secret · texte numérisé non relu

D. Quelles sont les causes justes de reveler un secret

JR. \ Le consentementbien presume' de celui qui a interet a ce que le secret soit cache; 2 La divulgation faite d'ailleurs ; 5 Le dommage que peut causer le secret a la chose publique ou a des interets prives.

D. Peut-on reveler un secret si Ton a promis de le garder, meme au risque de perir?

JR. Oui, si le bien commun 1'exige, puisque toute proraesse contraire au bien commun est nulle. .....

TRAITfi DU YIII PRECEPTE DU DECALOGUE. 157

471. D. Peche-t-on gravement en revelant un secret a line ou deux personnes tionnetes, et en leur faisant promettre le secret?

R. Non, selon 1'opinion probable, en principe, parce que dans ce cas on ne fait pas un tort grave.

D. Y a-t-il un grave peche a ouvrir ou a lire les lettres d'un autre?

JR. Oui, en principe ............

Excepte dans les cas suivants : 1 s'il y a un consentement tacite ou presume de celui qui ecrit, ou de celui auquel on ecrit ; 2 si Ton sait, ou si Ton presume, que la lettre porte sur des choses de peu d'importance ; 3 si Ton a une raison legitime, par exemple, pour detourner un malheur public ou przve, pourvu qu'on ne lise que ce qui est necessaire dans cebut ; 4 si Ton ouvre la lettre par legerete, ou par quelque inadvertance 1 .

472. Vous devez garder un secret confie, meme si vous etes interroge par un superieur, un juge, etc. Vous devez alors repondre : je n'en sais rien ; car cette connaissance est pour vous absolument comme si elle n'existait pas. Et cela, que le secret soit confie expressement ou tacitement. . .

1. Marotte n'apas manque de mettre a la portee des enfants ces forraules Elegantes :

a D. Est-il permis d'ouvrir et de lire des lettres cachetees et adressees a un autre?

B. Non, ilest defendu, sous peine de peche grave d'ouvrir des lettres cachetees et adressees a un autre, de meme de lire celles que Ton trouve onvertes et deposees sur un bureau ou quelque lieu semblable, a moins que Ton ait des raisons de presnmer le consentement de 1'auteur de la lettre ou du destinataire. s

CAS SUR LE HUIT1EME PRtfCEPTE DC DECALOGUE

CAS II

Restriction mentale.

I. Theofride, ayant fait uri heritage et cache ses richesses pour ne pas payer ses creanciers, repond qu'il n'a rien cache. Une autre t'ois, 'ayant rendu de Targent qu'il avait emprunte, interroge par le juge, il nie Tavoir regu. Une aiitre fois, interroge par un prepose de 1'octroi s'il portait des marchandises soumises aux droits, il repond que non.

II. Anna, coupable d'adultere, comme son mari la soupQonnait et Finterrogeait, lui repond d'abord qu'elle n ? a pas brise les liens du mariage. Ensuite, ayant rec.u Tabsolution pour son peche, elle repond: Je suis innocente d'un tel crime. Enfin, une troisierae fois, sur les instances de son mari, elle nie absolument sa faute:Jenel'ai pas commise, dit-elle, en entendant: l'adultere tel que jesoistenue dele reveler ,c'est-a-d ire: je n r ai pas commis un adultcre que je doive to reveler.

D. l re . Faut-il condamner Theofride comme menteur ? D. 2 e . Eaut-il condamner Anna?

R. a la l re D. Theofride n'a pas peche contre la verite dans le premier cas, parce qu'en realite il n'a rien cache au sens de celui qui 1'interrogeait 1 , ou dans le

1. C'est bien exactemp.nt, malgre las reticences du Compendium, la doctrine vraie et primordinle. Ecoutez Emmanuel Sa : Ce n'est pas un pcehe mortel de jurer faux quant aux paroles,

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