II. Non, car les larmes ne sont pas de 1'eau naturelle
CAS VI
Aliuistre da baptdme
Ameline, femme catholique, mariee a un protestant, voudrait porter son enfant nouveau-ne chez le cure pour etre baptise. Mais son mari lui ordonne de le porter chez le pretre de sa secte. La pieuse mere gemit et pleure, ne pouvant satisfaire son coeur. Mais une idee lui vient dans Tesprit,, pour remedier a cette situation. Ellc baptise elle-meme son enfant a la maison, avantd i e le porter au minislre.
D . Que : peaser d' Ameline?
Ameline a raal agi, car elle a ete cause que 1'enfant a etc deux fois baptise. Et il y a moins de mal a ce qu'un enfant soil baptise par un heretique que d'etre deux fois baptise. . ". . ' ,
CAS IX
Enfant quaire fois baptcs6
Qonorine, sage-femme, appelee pour un accouchement, et cmignant que le foetus ne pcrisse avec la mere, qui est en danger, le baptise avec un instrument dans le sein de sa mere; plus lard, ie bras de 1'eu.fant etant sorti, et le peril croissant, elle baptise sur ce membre. Puis, n'elant pas rassurce sur la validite de cei baptcmos, et Tenfant etant agonisant apres sa naissance, eile le baptise une troisieme fois. Enfin le cure arrive, et, doulant de la valcur de ces ceremonies, il don no uiie qualricme fois le sacrcment, mais sous condition.
CAS X
Dapteme des enfants des hcrtiqnes
I. Le pretre Faustius reQoit, pour Ie baptiser, un enfant ne de parents protestants et Yondoye solennellement avec 1'eau lustrale, mais a la condition que le parrain soil catliolique, bien qu'ii saclie parfailement que les parents eleveront leur (ils dans 1'hercsie.
II. Une aulre fois, deux epoux juii's, etant venusdans sa paroisse, y sejonrnent quelque temps pour leurs affaires, et confient leurs deux enfants a la servante de la maison ou ils sont desceiulus, un fils de sept ans-et une (ille de trois ans. Un jour, le pretre apprend de celte servante que la petite fille juive, gravement maladc, est en danger de mort, et que son frere, qu'elle avait inilie a la religion calliolique, a reclame souvent
le bapteme avec instance. Que faire alors ? Le bon pretre se rend dans la maisoh indiquee, en 1'absence des epoux juii's, et baptise secretement les deux enfants juils. La petite fille, au bout de quelque temps, se guerit, et Ics parents, ayant termine leurs affaires, passent dans un autre pays. Par suite, le prelre est vivement inquiet du sort des jeunes enfants baptises.
D. l re . Les-cnfants des heretiques peuvent-ils etre baptises par un catliolique, soit avec 1'asseatiment, soil a 1'insu des parents? -
D. 2 e . Pcut-on baptiser les enfants des infideles a 1'insu des parents ou malgre eux? Quid, si la mere y consent, lorsque le pcre s'y oppose? ou si le grand-pere y consent, et que les parents rei'usent?
D. 5 e . Que f.iire, si J'usage de la raison est certain dans un enfant, et que laire, s'i! e.-t douteux?
D. 4 e . Que penser de la couduite du pretre Faustus? .
R. a la l re D. Les enfants des hereliques peuvent etre baptises av< cle consenlement des parents, parce que, autrement, les parents qui admettent le bapteme dans leur religion feraicnt bnpiiser leurs enfants par un ministre heretique. Mais il n'est pas permis de baptiser les enfants des heretiques a 1'insu de leurs parents, excepte dans le cas de necessile, lorsque les parents sont sur le point de fa ire donner a leurs enfants un bapteme valable dans leur religion, pour qu'on ne soit pas oblige de le baptiser de nouveau.
R. ft la 2 e D. \\ n'est pas permis de baptiser les enfants des iufideles malgre les parents, excep.'e dans le cas de neccssite, ou a moins que les enfants jouissant de ieur raison, ne reclament eux-memes le bapteme. Le motif se tire du danger qu'ils courent de perdre leur salut.
Si Tun des paronts est favorable au bapteme et 1'autre hostile, ii faut etre pour le parent favorable au
li MORALE DBS JESUITES.
hapteme et au salut de Pcnfant, pourvu que ee!ui-ei soil ensuite eleve dans la Yraie religion. II en serait de mcme, si, le pere etant mort, le grand-pere etait favorable au bapleme, et la mere hostile.
R. a la 3 e D. Si 1'usage de la raison est certain dans un enfant infi dele, s'il parait suffisamment instruit, s*il demande le hapteme, et qu'il ne coure pas le danger de perversion, meme malgre les parents. Si 1'usage dc la raison est douteux et Fenfant age de sept ans, on dit communement qu'il faut presumer 1'usage de la raison, parce qu'il faut joger d'apres ce qui arrive communement. S'il n r a pas atteint sept ans, il y a controverse. Mais, selon saint Liguori, il vaut mieux attendre qu'on soit fixe sur le parfait usage de la raison.
R. a la 4 e D. lFaustiis a bien agi en. baptisani 1'enfant prescnle par des parents heretiques ; car, s'il n'eut etc regenere par lui et si. on Feut porte a un minislre protestant, il n'aurait pas eu 1'avantage d^etre imbu de la doctrine catholique.
2 Faustus a pu et a dii baptiser la petite fille juive en danger de mort. Si elle en est revenue, il ne faut pas accuser d'imprudence le bon pretre'qui a porte sccours a sa pauvre petite ame dans un vrai danger. Et il n'y a pas de raison de 1'accuser pourle.casde I'enfant de sept ans, jouissant de sa pleine raison, instruit de la religion, et demandant le sacrcment de regeneration. Car, si, detourne par ses parents, il est expose a se pervertir plus tard, on a cependant Fesperance bien fondee qu'avec la grace du bapleme il se souviendrad un si grand bienlait, et obtiendra le salut eternel.
Us sont sans interet aucun.