CAS SUR LA CONFESSION
fotre devoir de le faire? Achaque question, lemalade repond oui, et le pretre lui dit : Si cette confession est suflisante, jevous donne 1'absolution, etc.
D. l re . Peut-on donner 1'absolution a un heretique en pratique, ayant encore toute sa connaissance et refusant d"i bonne loi d'embrasser la foi catholique ?
D. 2 e . Le confesseur a-t-il bieu agi dans ce cas?
R. & la l re D. Les theologians le nient commune merit....
Mais Lacroix, Reuter et d'autres, I'ai'lirment, - en cas de n.ece>site extreme, par ce motif quo les conditions absolument requises pour le sacremenl de penitence peuvent se trouver ici implicitement de quelque manicre. En etlct, cet heretique peut se rcpentir de ses peches et desirer implici lenient la confession, par exemple, s'il declare au pretre qui 1'interroge qu'il se confes'serait, s'il pensait que la religion catholique fut la vraie reliijion. Cetle opinion semhle devoir etre
adoptee dans la pratique Cela se passe ainsi dans
quelques conlrees de Suisse et d'Allemagne, ou 1 on absout de ids heretiques a Tarticle de la mort.
R. ala^ D. II ne faut pas condamner Sylvien pour avoir donne Tabsolution a un heretique (en pratique), qui a toute sa connaissance. 11 a agi avec prudence, si, dans cette extremite, il n'avait pas le temps d'instruire et de convaincre riiereliquc. Car, s'il lui cut dit que sa religion eiait fausse, il eut etc en danger de detruire sa bonne foi, sans elre certain de 1'amener a la vraie religion.
Objection : Pour une absolution valable, on exige un acte de foi ; or dans un heretique on nepeut su|>poser un acte de foi surnalurel; done on ne peut donner 1'absolution a un heretique.
LA JEOILVtB, D:ES JESBfEES.
R. tin acte do Ibi ne pent etre suppose dansun kerelique par principe, mais ilpcuU'etre dans un heretiqtie en pratique. La raisonen est qu'un heretique en pratique apparlient a 1'ame de 1'Eglise, tout en etant separe du corps l ; il peut done faire des actes d'esperance, de charite et de contrition, fondes sur cet acte de foi,
1. Cette redoulable doctrine, qui a fait allumer tant de Mchers, au bon lenips, est exposee par Marotte aux pctits enfants dans les termes suivants :
D. Les liereliques sonl-ils soumis aux lois de L'Eglise?
B. Les liereliques, quoique rebcllcs a lEglise, demeurent soumis i son autorite, el sont par consequent obliges d'oLserver sos lois, amoins leaea exeniple. . (Petit caltickistne.}