GAS SUB LA CONFESSION
CAS XIV
Recherche sur le nom da complice
I, Thersile vient trouver son confesseur Rufin et s'accuse du grave peche de luxure avec un homrae. Alors Rufin: Est-il votre parent ? Oui, par Adain. Est-il votre voisin? Plus ou moins. Quel est-il done? Comment l'appelle-t-on? On 1'appelle du noBJ qu'il a recu au bapteme. Femme msolente,
allez-vous-en, je ne puis vous donner 1'absolution, puisque .je ne puis savoir quelle est 1'occasion et l'im- portance du peche que vous avez commis.
II. Jules, iiomme important dans son pays, se coafesse au meme Rufin, et s'accuse d'avoir commis plusieurs fois le peche honteux avec une femme. Mais Rufin, se rappelant que Jules s'est jadis mal conduit avec sa servante qu'il a du renvoyer, le suspecte fort d'en avoir pris une nouvelle et d'avoir ainsi une occasion prochaine en soi. II 1'interroge : Est-elle esclave? EUe est Hbre. Est-ell servante? Servante de Dieu, comme les filles d'Eve. Habite-t-elle dans votre maison? Mais, mon pere, cek ne regarde pas la confession. Le confesseur, ne pouvant en obtenir davantage, 1'absout et le renvoie 1 .
CAS XXI
d'un faereiique mooraut
Le pretre Olivier, traversant des pays heretiques .
1 . Je nc cite ces dcux'cas qu'a titre de curiosile ; cela jetle un certain lour sur kspetiles comedies du confessionnal.
s'arrcte dans un hotel ct tombe sur un heretique mourant, sans connaissance et deja a 1'agonie. II ignore si c'est un herelique en pratique (materially}, on par principe (formalis), s'il a, oui ou non, 1'usage de la raison. Que I'aire? D'abord il est dans le plus grand enibarras; mais comme il y a danuer a altendre, bientot presumant et acceptant son, acte de contrition et son desir de se coufesser, il 1'absout sous condition.
D. A-t-il bien agi ? -
R. II faul loner Olivier d'avoir songe au saint de 1'heretique autant qu'il le pouvait. II n 'avail pas la certitude que c'etait un heretique par principc ct pouvait avoir un espoir, quoique tres faible, de lui donner une absolution valable.
CAS XXII
Absolution d'un h^r^tiqne monrant
Cesarin , heretique , homme de bonnes mocurs , et qui [)araissait etre seulement en erreur matcrielle, atteiiil d'une maladie tres dangereuse, se trpnve a la derniere cxtrcmite, sans avoir perdu 1'usage de la raison. A cette nouvelle, Sylvien, pretre de la paroisse, serend aussiJot vers lui pour aviser a son saint etenel, et lui parle de cette maniere : Ditrs-moi, raon ami, ne reslez-\ous pas dans la religion lulherienne seulement parce quo vous la regardez con me la vraie religion? Ne I'abaiulonneriez-vous pas aussitot, si vous la rogardiez Cdinme niauvaise? Ne \ous confcssez-vous pas a Dicu d'avoir pcche, et voulez-vous vous confessor a un homme qui pourrait vous donner rabsolution?Ne vous confesscriez-vous pas a rnoi, si vous saviez que