III. DBS CIRCOXSTANCES DE TEMPS
EHes ont rapport aux temps de la grossesse, de 1'allaitement, desmenstrues, de la maladie, des fetes, et delasainte communion.
915, 1 Dans aucun temps, 1'acte conjugal n'est iuterdilen principe sous peine de peche grave, p'arce qu'il n'y a aucune loi empechant cet acte pour raison de temps. J'ai dit en principe, parce qu'a cause d^s circonstnmes il'peut y avoir UD proche danger d'avortement ou de maladie ; ce qui est Ires rare et ne peut etre prevu dans certains cas.
Bien plus, selon beaucoup de theologiens, 1'acte conjugal n'est pas meme legeremen t delendu pour raison de temps, parce qu'il n'y a aucune loi pouvant 1'interdire meme sous peinede peclie leger. Cependaut saint Ligiiori admet plutot 1'opinion qui trouve un pcche veniel dans 1'acte sexuel au moment de la grossesse, a moins qu'il n'y ait danger d'incontinence, on quelqu'autre raison honnete.
D'apres 1'opinion plus commune, 1'acte sexuel au moment
\. Si 1'homme ne peut etre amend a connaitre sa femme, hormis dans une certaine position, qui clout ara que la femme psttenuedela prendre? .Sanchez, d? matrimoni), Lib. VH, Dirp. xcnr,)
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des menstrues est un peche veniel, a cause cle I'indecence qu'il cause, a moins qu'il n'y ait quelque raison qui le rcude legitime..... 1L faut eu dire aulant de 1'acte sexuel-dans les jours qui suivent 1'accouchcment.
914. L'acte' conjugal n'est pas defendu au moment del'allaitement, parce qu'il n'y a aucune loi qui 1'era peche et ancun danger, d'apres 1'experience, de supprhner le lait. Les epoux n.'ont done aucune raison de s'abstenir de cet acte a ce moment, en craignant de pecher.
"L'acte conjugal au moment de la maladie n'est defendu ni sous peiue d'un peche grave, nisouspeine d'un peche leger, parce qu'il n'en results aueun prejudice pour les epoux; I'effet qui accompagne 1'acte ne peut avoir, au moins ordinairement, d'influence sur la maladie.
Selon 1'opinion plus probable, il n'est pas defendu les dimanches et jours de fete solennelle, et parce qu'aucun droit ne s'y oppose, et parce que cet acte n'empeehe pas les epoux d' observer les fetes. La plupart des SS. Peres qui font des objections a ce sujet, paraissent plulot donner des conseils que des preceptes. On peut en conclure que cet aete n'est pas defendu non plus en temps d'Avent on de Carerue. En(in, en principe, il n'est pas defendu, meme sous peine de peche leger, le jour de la sain te communion, bien quo les epoux communient seulement par piefce, pourvu qu'ils accomplissent cet acte pour une fin honnete ; parce que I'indecence qui nait de la volupte charnelle est compensee par riionne'tete d'une foi droite et voulue par Dieu, fin que se
proposenMes epoux Voir Sanche-s, L. IX, D. XIII, qui a
traite cette question avec soin, et mieux que personne.