‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 262 sur 344 · TRAIT6 DU MARIAGE · texte numérisé non relu

TRAIT6 DU MARIAGE

femmes, apres une telle excitation, etaient tenues de repriraer les inouvemeuls ualurels, elles risqueraient de pecher graveraent.

' Les attonchements sur soi-me'me, en me du plaisir veneV rien, en 1'absence de 1'autre epoux, selon rpiiinion de p!usieurs, constituent un peche grave, memo en mettant de cdte le danger de pollution, parce que 1'epoux n'a pas le droit de se scrvir de son propre corps pour son plaisir, mais senlement pour racteconjngal. Cependaiit, beaueoup d'autres, d'apres saint Alphonse, ne voient la qu'un peche veniel. Saint Alphonse regarde la premiere opinion comme plus probable, et comme devant etre suivie en pratique.

Si 1'on prend plaisir d'une maniere prolong^e a penser a un acte sexuel passe on qui doit avoir lieu a un moment eloigneVen deliors du danger dc pollution,. il n'y a qu'm peche veniel selon 1'opinion commune : 1 II y a un pech^ car ce plaisir, n'elant pasrapporte a un acte proche, est un dereglement, puisi|u'il n'a pas de fin honnete et qu'on excite inutilement les esprits genitaux ; 2 un peche ve'niel, car I'acte elant permis en principe aux epoux, il ne peut o.^ gravemen* deft-ndu d'y penser avec pfaisir. Mais il n'y a pas de faute dans uno simple nensee sur le rappo^s isas* ses ou futurs. Meme, ui le de'sir au sujet d'un acte iniur, m le plaisir a penser a un acte passe, ne sont illicites en priucipe, a moins qu'ils ne soient rapportes qu'au seul plaisir del'union charnelle, car le desir au sujet d'une chose permise ne peut etre defendu.

Page 1