‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 265 sur 344 · CAS SUR LES FIANQAILLES · texte numérisé non relu

CAS SUR LES FIANQAILLES

de declarer a son fiance qu'elle est actuellement enceinte, ou de retirer sa promesse, parce qu'autrement elle lui porterait un grave prejudice, en introduisant unenfantetrangerdans sa famille : enfant qu'il devrait clever et faire parliciper a son heritage avec ses fils legitimes. Ajoutez les graves inconvenients qui en re- . sulleraicnt, si 1'affaire se devoilait, ce qui peut arriver facilement, si 1'enfant naissait le huitieme mois du manage. Plusieurs font une exception pour le cas ou, a la veille du mariage, la jeune fille ne pourrait sauver sa renpramee qu'en se mariant, parce qu'elle ne serait pas tenue d'encourir un aussi grand prejudice que la perte de sa reputation, en epargnant a son fiance un prejudice passager. Cette exception parait etre approuvee par saint Liguori.

R. a la 5 e D. Que penser du confesseur? D'apres ce qu'on a dit, il est assez clair que le confesseur de Bibiane a traite 1'alfaire trop legerementen gardant un profond silence. En principe, il n'a pu lui donner 1'absolution sans 1'obliger a declarer sa situation a son fiance ou a retracter ses proraesses, comme on a dit. Gependant, tel a pu etre 1'embarras de la penitente, que, pour sauver sa reputation ou I'honneur d'une famille distingutie, et eviter un grand scandale, le confesseur a pu ou meme a du la laisser en paix.

Plut au ciel que ces situations se presentasseni moins frequemment ! Que de fiances se trompent Tun 1'aulre ! Avant leur mariage on devrait leur rcpeter : Nimium ne crede colori, ne vous fiez pas aux appa rences 1

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