LA MORALS
v." II ne (lonne 1'abstthUion aux epouse? que- Iprg- CjiVclles opposent une resistance exterieure et ires yiolente a leiir mari coupable d'onanisme, et Iprsqu'elles craignent les plus deplorqbles suites en refusant Ig devoir conjugal.
5 II condarnne 1'epouse a un peche mortel lorsqu'ell consent avec un plaisir sensible a cet abus du manage,
bien qu'elle ait horreur du peche de son mari et lui
temoigne sa repugnance.
4 II blame vivement les epouses qui desirent inte-r rieurement ne pas avoir d'enfants, tout en voulant remplir leur devoir conjugal regulierement. et en ayant horreur du peche.
D. l re . Peut-on absoudre les maris onanistes s'ils promettent de se corriger ?
D. 2 e . Que fairea Tegard de leurs epouses qui ne voudraient pas offenspr Dieu, mais voudraient ue pas avoir d'enfants ?
D. 5 e . Que penser de la doctrine et de la conduite d'Humbert dang chaque cas?
R. a la 1 CJ D. 11 faut traiter les onanistes recidivistes comme les au Ires qui retombent dqns les autres peclies. Les regies qu'on aetablies pour les autres doivent Jeur etre appliquees. Aussi, s'ils paraissent affliges de leurs peches et promettent de se corriger, il faut les absoudre.
R. a la 2 D. On trouve beaucoup d'epouses ainsi embarrassees ; el les o.nt jiorre^ur du peche mortel, ne voulant pas encourir la damnation eternelle, mais elles craignent de procreer des enfants. En pratique on demande : 1 qu'elles ne cooperent au pec|ie du mavi par aucun acte positif, par aucune parole, par aucun sigiie, pas meme par des plaintes au sujjet de leurs enfants trop nombreux deja, etc. ; 2 qu'elles manifestent un deplaisir exterieur pour le pecne de leur mari. A ces conditions, il ne faut pas les inquieter au sujetde 1'ona-
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nisme, .bicn qu' elles rtprouvenl une repugnance, un eloignement notables pour faire des enfants; car cette repugnance estuaturelle, a cause desdouleurs de 1'enfantement et de la crainte de la mort qui peut resulter de 1'enfantement. Et ii ne faut pas blamer les femmes mariees de ce qu'elies ne desirent pas avoir beaucoup d'enfants, puisque ce desir n'est pas criminel par luiraeme, pourvu qu'elies ne cooperent pas au peche de leur mari et ne s'y complaisent pas. II faut meme faire ccsser les scrupules des epouses timorees qui craignent dc trouver un plaisir interieur dans la mauvaise action dc leur raari, en desirant n'avoir pas d'enfants ; parce que, cornme la plupart du temps elles ont borreur de ce grave pe'che, elles ne sont pas censees s'y complaire, ct il faut les absoudre sans difficulte.
R. d, la 3 e D. l er cas. Humbert s'est montre trop severe pour les maris qui promettent de se corriger; s'ils trompent le confesseur, c'est leur affaire. Celui-ci doit avoir la conscience tranquille, en principe, du moment qu'ils affirment qu'ils sont affliges de leur peche passe et promettent de se corriger a 1'avenir ; on n'a rien de plus a leur demander. II ne faut pas admettre non plus la conduite d'Humbert au sujet des preuves de perseverance qu'il demande pour un long espace de tnmps, parce qu'unerechutene prouvepas du tout que 1'intention n'y etait pas, puisque meme ceux qui mon- Irent 1'intention la plus ferme de ne plus pecher, y rctombent.
2 e cas. Sa conduite est encore trop severe, car il n'est pas necessaire que les epouses manifestent cbaque fois leur deplaisir a leur mari ; il suffit de le faire de temps en temps, afin que le mari sache bien que sa maniere de faire deplait a son epouse. Et il n'est pas necessaire que 1'epouse craigne des suites deplorables,
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en wfusant IB dewi".- '.aajugal ; mais il suffit qu'elie craigne un grave inconvenient quelconque, par exemple si son mari cessait.de lui temoigner dcs marques d'affection en se montrant fort offense ; car sloi's leurs relations deviendraient desagreables et ilen resulterait de grands inconvenients pour 1'epouse.
5 e cas. Humbert se trompe evidemment. Car Tepouse peut toujours, dans 1'acte conjugal, admettre un plaisir sensible, tout en prevoyant que son mari coiomettra le peche d'Onan ; car cet acte est en luimerne honnete et permis a la femme, et il suffit qu'elle ne donne pas son consentement au peche de son mari.
4 e cas. Nouvelle erreur du confesscur, blamant les epouses qui souhaitent interieurernent n'avoir pas d'enfants ; car il suffit, comme il a ete dit plus haut. ; qu'elles ne cooperent par aucun acte positif a Tabus de leurs maris etneconsententpas a leur peche. Cependant, que ces femmes prennent garde de ne pas avoir trop longlemps ce desir, d'ailleurs permis. Car cette consideration facheuse trouble parfois leur esprit, etdevient perilleuse pour quelques-unes .