‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 294 sur 344 · XVIII. Quel pe'che est le proxe'ne'tisme (lenocinium · texte numérisé non relu

XVIII. Quel pe'che est le proxe'ne'tisme (lenocinium

XIX. Comment doivent etre mterroge's les penitents qui $e confessent de quelque pe'che' de luxure consomme.

La tache n'est pas iacile, et les questions scabreuses sont innombrables a poser.

La premiere est de savoir utrum ex metu prolis semen effuderil extra vas...? Ipsa mulier interrogetur num semen, completa copula; ejicere conata sit ? Et, ne croyez pas que cette curiosite ne puisse servir aux progres de la science morale. D. Vernier, theologien experimente, a remarque ce fait curieux que les femmes mariees commetteiit plus sou-

4. Cette meme insanite des rapports avecle demon, succube ou incube, est encore gravement etudiee en 1870 dans le livre de Craisson, et aveeun etrange luxe de details (p. 100).

2. II faut pourtant rendre a Rousselot cette justice qti'il passe sous silence.la sodomia fdeminarum , tant etudiee par les anciens jesuites, t si savamment dislinguee par eux du a tribadismus .

5. Saint Liguori discute tres posement la question de savoir si cette horrible invention doit s'appeler pollutio, fornicalio, sodomia, aut bestialitas ; et BiUuart tranche la question en declarant que cela depend secundum varias conditiones quse concumbens apprehendit in cadavere, et de quibus delectatur.

SUR LE'W'PRECBfB Dt DECALOGUE. 519

Tent ce supplement de faute que les simples fornicariae ; et notre auteur s'etonne assez judicieusementde ce resultat.

Interrogandus, interrogandus etc.; 1'imagination jesuitique met toutes voiles dehors : unmousquetaire s'ypourrait inslruire.

Un seul de ces cas est interessant : Inlerrogandus poemtens an actus sodomiticos exercuerit, quodnon raro contingit libidini valde deditis. Les medecins legistes sont unanimement d'un avis oppose, ce qui indique dans la clientele des confcssionnaux et chez les confesseurs eux-memes un point de vue. tout special.

XX. Comment doit se conduire le confesseur avec un penitent pollutionis consuetudine misere irretitum.

Pour les enfants impuberes, mais qu'il y a lieu de soup- Conner et cela, des 1'age de. dix ans pour les garcons, et pour les filles meme des l'age de sept ans, car alors deja on en trouve qui voluptatem carnalem venereosque motus sibi per tactus, siturii corporis, iemorum compressionem, tibiarum extensionem procurant , il faut agir tres prudemment, et par des questions progressives, en procedant du plus connu au moins connu . Voici un exemple de ces interrogations prudentes et progressives a adresser aux petites filles : Utrum honesto situ cubent ; vestes modeste induant vel exuant; utrum seipsos nudos aspiciant, tan-

garitve; utrum ab aliis aspici se et tangi passi sint;

utrum ex tactu proprio vel alieno motus inhonestos et delectationem magnam experti sint; utrum lactus ssepius repetiti et diuturni fuerint ; utrum, percepta maxima voluptate, motus a seipsis cessaverint et ipsimet quieverint ;..... utrum madefacti fuerint. Quelle delicate gradation, el quelle discretion exquise!

Puis viennent les petit s gargons, puis les adultes, hommes et femmes, et cela dure pendant' quatre pages!

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