‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 323 sur 344 · Voir ei-dessus page · texte numérisé non relu

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mages-intercls sur les biens du particulier qui le poursuit, et de 1'amende sur les biens du fisc. Et il repond affirmativement, sans hesitation *.

G'est ccmme cela ! II suffit, messieurs, de trouver une sentence inique. (Hires a gauche.)

Une voix a droile. Ce n'est pas serieux.

M. PAUL BERT. Ces messieurs ne trouvent pas. cela serieux.

Je vais continuer a vous faire rire, car voici 1'histoire d'un nomine Pomponius qui, pour se venger, a essaye detuer d'un coup de fusil la chevre d'un certain Maurus ; il a manque la chevre, mais il a tue du coup la vache de Marinus, couchee pres de la. On demande a quoi il est oblige ? et Gury repond : a rien * ! (Hilarite).

Et en effet, il n'est pas tenu a cause de la chevre qu'il visait, puisqu'il 1'a manque'e, et il n'est pas tenu envers le proprietaire de la vache qu'il a tuee, parce qu'il ne la visait pas. (ApplaudissemenU et rires bruyants a gauche et au centre.)

1. II y a ici une erreur que, dans une des seances subsequente?, M. Granier de Cassagnac (pere) m'a reproche'e fort courloi?ement du reste. Seulcment , je penche a croire qu'au moment ou ii parlait, mon honorable collegue n'avait pas plus quo moi sous les yeux le texie de Gury, car sans cela il ne m'aurait pas dit que j'avais pris la these pour la solution; non, au moment ou je 1'intcrrompais en rclisunt ma citation et en lui disant : 1 1I y a deux Tityres, il m'eut repondu : II y a denx Tityres, en effet, conslituant deux cas difierents, et vous avez

. attribueau premier Ti tyre la solution quele casuiste attribueau second. Car telle est bicn la faute qu'une erreur de copiste m'a fait commettre. Le lecteur pourra s'en rendre compte aisement en se reportant dans le present volume au tcxte meme du cas (Yoir ci-dessus p. 58).

Je le rp6te, le copiste m'a faitattribuer a Tityrel, condamne par Gury, 1'absolution qu'il accordea Tilyrell. E tmaintenant que lclecleur,se reportant au texte,apprecielamaniere de faire de Tilyrell. Je demande a unjuriste quelconque ce qu'il pense de cette aulorisation de se compenser, c'est-a-dire de voter adroitement et en secret, accordee a un homme qui a &t& injustement, je veux bien 1'accepter, quoique la chose soit doutense et depende des circonslances, condamne. Je demande a un magistral quelconque ce qu'il ferait si on lui amenait cet homme pris en flagrant delit de compensation sur Ja bien du prochain ou sur la caisse du fisc. Je demande enfin a tout homme qui reflechitce qu'il pense d'une situation ou le pauvre Tityre, dc notiveau tiaine devant le tribunal, s'ecrierait: Pourquoi me condamnez-vous et m'appelez-vous voleur? lion confesseur, un bon Jesuite, m'a dit que je pouvais agir ainsi en toute surete de conscience.

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