‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 40 sur 344 · ART. II. DE L'ACCEPTATION · texte numérisé non relu

ART. II. DE L'ACCEPTATION

98. C'est la soumission avec laquelle les sujets, du moms la parlie la meilleure et la plus sage, acceptent formellementou virtuellement la loi.

I. Par elle-meme, la loi, en taut qu'elle oblige, ne depend en aucune maniere de 1'acccptation du peuple ; autrement toute autorite legale disparaitrait, et il s'ensuivrait une subversion de tout i'ordre social.

II. Accideutellement,'une loi non acceptee n'oblige pas, a cause du consetiiement tacite on expres du superieur, ou d'un privilege, d'une coutume tolere'e.

99. D. Uiie loi oblige-t-elle, si la meilleure partie du peuple et la plus saine ne 1'a pas acceptee ?

R. Cont reverse

D. Doit-on obeir a une loi de 1'Eglise qui, prohibee par nn gouvenH'inent civil, n'a pas ete acceptee?

/{. Oui, parce queTEglise a regu son autorite du Christ, non d'un pouvojr civil dontelle est tout a fait independante. II a ete dit par le Christ : Tout ce que vous delierez sera delie . (Math. XVI, 19.)

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