‹ La morale des lignesChapitre 14 sur 31 · Page 141 . — 2. Page · texte numérisé non relu

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finesse de penseur, qui se synthétisent en un point mort, point central devenu le résumé de l’harmonie solide entre le sang et la personnalité ( Boissier', Bendal>). Parfois les courbes changent de rapports, elles montent, elles grimpent vers le soleil, vers la vie [de la Gandara 3, Madame de Noailles) ou bien se voûtent, se compliquent, s’embrouillent dans la matérialité immense où l’âme battue par le sang veut se noyer éperdue, supérieure à sa tare et pourtant vaincue (la Comédienne dansante'*). Regardez les deux vieillards : Metchnikoff et le Pape : les deux dos voûtés de ces Atlas ne portent pas les mêmes sphères. Rouveyre a su, consciemment ou non, isoler les deux principes : race et personnalité, montrer leur histoire, la tragédie de leur conflit. Il a su créer des figures subissant la règle de la matière inerte, et celle de la matière que les âges ont formée et celle aussi où la volonté chante sa victoire, avec ses maux, ses triomphes, ses martyrs. Quelles pages de géométrie morale que la courbe du Barrés 3 avec la main qui écorche la chair et la pétrit, et celle du Anatole France 6 où la patine de la vie a mis son voile, celle du Golberg 7 où tremble la colère, du Bergson qui se débat chétif contre l’idée, du P.-E. Vibert attentif chercheur d’art. On voit la ligne spirituelle faite de plans droits, avec des courbes que dominent les lignes du haut; les verticales, avec le cercle brisé et l’arc élargi pour s’approcher de la droite. A côté, les matérialités s’enflent en lignes grosses qui s’approchent de

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