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salions de plus en plus tragiques et il dut, docile à sa destinée, comprenant la mission de son art, se soumettre aux exigences de cette forme nouvelle dont il dient de doter l’art graphique. Il a créé alors la monographie, cette innovation qui est comme un oratorio vans la musique, ou comme l’exercice spirituel d’un chrétien. La monographie suppose la variation graduée d’une même expression unitaire : la personnalité avec tout l’attirail de la dissection esthétique. Elle dépouille couche par couche, section par section, geste par geste, la forme, et y cherche la griffe de l’esprit. C’est ainsi que le dessinateur arrive à retrouver la fatalité de l’âme humaine, la constante de la race, du sang, une série de phénomènes inséparables qui, malgré toutes les diversités de la vie journalière, demeurent immuables et forment la carcasse de l’individu. La monographie est l’aboutissant de la vision inquiète, purement intellectuelle qui caractérise l’émotion esthétique de Rouveyre.

La préoccupation spirituelle a créé la simplification et la modernisation du dessin qui, à son tour, rendit nécessaire la recherche des constantes dans certaines manifestations de la volonté et de l’esprit, et aboutit finalement à cette innovation révolutionnaire en art : la monographie plastique.

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