CONCLUSION
purement géométriques, sont de vrais tableaux, des œuvres de clair-obscur, avec cette particularité que tout est premier plan et que derrière ces surfaces palpitantes on ne suppose que ténèbres et mystères. C’est ainsi que se présentent ces évocations de mort et de volonté (Golberg1); celle du triomphe au prix de quelque grande défaite personnelle (Barres*); ou l’évocation tragique du Willette7'. De même, l’esprit paraît plein de déchéances et d'insuffisances au moment où enfin il couronne la personnalité de ses ombres adoucissantes ( France 4); ou bien qu’il lui offre une solide certitude (Berthelot). A travers toutes ces péripéties forcément réapparaissent les lignes indélébiles de la matérialité et de la spiritualité. Des rapports constants entre la droite et l’horizontale, des angles qui se répètent, à travers toutes les variétés personnelles, établissent de véritables fiches de l’effort spirituel en art.
L’artiste une fois engagé dans la terrible voie du dépouillement spirituel est entraîné dans l’abîme de l’âme. Il ne peut plus se dégager de la clarté que réclame la définition même de l’esprit. Rouveyre simplifie son art, pose avec précision certaines lois, donne un pouls aux rapports géométriques et infuse du sang dans les courbes. Mais cela ne lui suffit pas. L’esprit est un vorace compagnon, il impose des nécessités, des précisions grandissantes, desschémali-