‹ La morale des religionsChapitre 113 sur 380 · Ibid., III · texte numérisé non relu

Ibid., III

LA MORALE FAMILIALE DU BRAHMANISME loo

(l’épilepsie, soit de lèpre blanche, soit d ’éléphantiasis. — Qu’il n’épouse pas une fille ayant des cheveux rougeâtres, ou ayant un membre de trop, ou souvent malade, ou nullement velue, ou trop velue, ou insupportable par son bavardage, ou ayant les yeux rouges ; — ou (jui porte le nom d’une constellation, d’un arbre, d’une rivière, d’un peuple barbare, d’une montagne, d’un oiseau, d’un serpent, ou d’un esclave, ou dont le nom rappelle un objet ell’rayant.

— Qu’il prenne une femme bien laite, dont le nom soit agréable, cjui ait la démarclie gracieuse d’un cygne ou d'un jeune éléphant, dont le corps soit revêtu d’un léger duvet, dont les cheveux soientfins, les dents petites et les membres d’une douceur charmante '. »

Les articles relatifs au maintien de la pureté de la classe sacerdotale témoignent du souci principal des auteurs du Code sacré de Manou : « Il est enjoint aux Dwidjas (Brahmanes) de prendre une femme de leur classe pour le premier mariage ; mais lorsrpie le désir les porte à se remarier, les femmes doivent être préférées dans l’ordre naturel des classes \ » Toutefois, les Brahmanes ne doivent jamais épouser des Soûdras. (( Les Dwidjas assez insensés pour épouser une femme de la dernière classe abaissent bientôt leurs familles et leurs lii^nées à la condition de Soûdras. — L’épouseur d’une Soutira, s’il fait partie de la classe sacerdotale est dégradé sur-le-champ... — Le Brahmane qui n’épouse pas une femme de sa classe et c|ui introduit une Soûdrâ dans son lit, descend au séjour infernal ; s’il en a un fds, il est dépouillé de son rang de Brahmane.

— Pour celui dont les lèvres sont polluées pai‘ celles d’une Soûdrâ, cjLii est souillé ])ai' son haleine, et tjui eu a un enfant, aucune expiation n’est déclarée par la loi h»

L’adultère est sévèrement puni, parce cpic « de l’adultère naît dans le monde le mélange des classes et du mélange des classes provient la violation des devoirs, destructrice de

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