‹ La morale des religionsChapitre 124 sur 380 · IGR · texte numérisé non relu

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remplacée par une autre femme. — Une femme stérile doit être remplacée la huitième aimée ; celle dont les enfants sont tous morts, la dixième ; celle qui ne met au monde que des filles, la onzième ; celle qui parle avec aigreur, sur-le-champ ; — mais celle qui, bien que malade, est bonne et de mœurs vertueuses, ne peut être remplacée par une autre (pi’autant qu’elle y consent, et ne doit jamais être traitée avec mépris. — Ija femme remplacée légalement, qui abandonne avec colère la maison de son mari, doit à l’instant être détenue ou répudiée en présence de la famille réunie'. » Les Lois de Manou' accordent à la femme certains droits conformes à l’esprit aryen, qui n’existentpas dans les Livres hébraïques ; (( La femme qui néglige un mari passionné pour le jeu, aimant les liqueurs spirilueuses, ou affligé d’une maladie, doit être abandonnée pendant trois mois, et privée de ses parures et de ses meubles : mais celle ([ui a de l'aversion pour un mari insensé, ou coupable de grands crimes, ou eunncpie, ou imjiuissant, ou allligé soit d’élépbantiasls, soit de consonqilion pulmonaire, ne doit être ni abandonnée ni privée de son bien’. »

Les prescriptions des Lois de jManon relatives aux devoirs des enfants envers leurs parents et aux droits de ces derniers sur leurs enfants ditlèrent tro[) peu de celles du Code mosaïque ou des lois antiques des sociétés grecc[ues et romaines pour qu’il soit utile d’y insister. Il y a là des traits communs à toutes les religions et à toutes les législations anciennes, parce que les unes et les autres n’ont fait ([ue consacrer les idées régnantes au moment où elles furent rédigées. Or, dans toutes les sociétés primitives, les droits du père sur scs enfants sont illimités, parce que l’égoïsme paternel n’a point encore été limité par la lutte individuelle pour l’existence ([ui se jiroduit nécessairement entre les membres de cbaipie famille. Le père est le maître de ses enfants jusqu’à pouvoir disposer de leur vie et de leur liberté, parce ([u’il est le plus fort. Comme c'est lui qui fait

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