Ibid., IX
LA ]^10RALE FAMILIALE DU lîUAHMANISME
DU
le code sacré on la loi, il a soin d’y inscrire ce qn’il considère comme son droit. S’il s’agit d’nne simple loi laK[nc, l’évolntion naturelle de la famille en détermine tôt on tard la modification, ainsi ([ii’il advint à Rome et en Grèce. Si, an contraire, il s’agit d’nn code religieux, soi-disant révélé parla divinité, l’évolution naturelle se lienrlc à son alisolntisme et à son immniabilité ; la formule antiqnc subsiste el continue à s’imposer, alors même <[nc les mœurs ne sont pins d’accord avec elle; c’est ce qui s’est produit dans tons les pays on il existait im code religieux, notamment chez les Hébreux et dans 1 Inde.
Le trait caractéristique de la morale linnilialc des Lois de Manon c’est l’assimilation établie entre les parents natnrels et le maître qui a donné an Brabmane son instruction. Le maître est considéré comme nn père spirituel auquel sont dues les mêmes marques de respect et d’obéissance qu’au père et'a la mère selon la nature. « Un institntenr est l’image de l’Être divin (îîralime) ; nii père, rimage dn Seigneur des créatures (Pradjapati) ; une mère, 1 image de la terre ; un propre frère, l’image de l’ame. — Que le jennebomme fasse constamment et en tonte occasion ce qm peut plaire à ses parents, ainsi qu’à son instituteur ; lorsque ces trois personnes sont satisfaites, tontes les pratiques de dévotion sont licnrensement accomplies, et obtiennent une récompense. — Une soumission respeetnense aux volontés de ces trois personnes est déclarée la dévotion la pins éminente, et sans leur permission l’élève ne doit remplir aucun autre pieux devoir. — En eilet, elles représentent les trois mondes, les trois autres ordres, les trois Livres saints, les trois feux. — Le père est le leu sacré perpétuellement entretenu par le, maître de la maison : la mère, le leu des cérémonies, l’instituteur, le feu du sacrifice : cette triade de feux mérite la plus grande vénération. — Celui qui respecte ces trois personnes respecte tous ses devoirs, et en obtient la récompense ; mais pour quiconque néglige de les honorer, toute œuvre pire est sans fruit '. ))