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ordures et des charognes; le corps souillé de cendres ou d’excréments, ils en portent souvent avec eux dans une coupe ou dans un crâne humain, soit pour les avaler, soit pour les jeter dans les maisons des personnes qui leur refusent l'aumône'. » Le liv rc sacré SanharaVijaya décrit lui-même la tenue ([ue doivent avoir les membres d’une autre secte adoratrice de Siva : « Kapalika a le corps barbouillé de cendres humaines prises dans les bûchers funéraires ; son cou est orné d’un collier de crânes humains; son front, d’une ligne noire; ses cheveux sont en désordre; ses reins sont entourés d’une peau de tigre ; il tient de la main gauche un crâne vide qui lui sert à boire; de la droite, une clochette qu’il agite incessamment en criant: Oh! Sambha ! Bhaïrava! O Seigneur de Kâli ! "^ »
D’autres Sivaïstes honorent leur divinité favorite en imitant ses pratiques licencieuses. Les adorateurs de Subramanaya ou Kartikcya, fils de Siva et dieu de la guerre, considèrent comme un hommage fendu à cette divinité d’entretenir autour de ses temples des Dâvadâtis ou servantes des dieux, auxquelles il est interdit de se marier, mais qui peuvent tout à leur aise se livrer à la prostitution.
Certaines sectes adoratrices de \ishnu et de ses incarnations joignent la plus ridicule sottise à la licence la plus révoltante. Tels sont les àectateurs de Krishna, l’une des formes de Vishnu, dont la légende rapporte qu’il se plaisait beaucoup avec les Gôpis ou gardeuses de vaches : « Les hommes cherchent à gagner la faveur de leur dieu en por- tant de longues chevelures et en se déguisant en femmes; leurs chefs spirituels eux-mêmes, les Maharajas successeurs de Vallabha (qui fonda la secte) empruntent l’extérieur des j Gôpis lorsqu’ils dirigent les fonctions du culte. Ils sont . considérés comme les représentations ou même les incar- i nations de Krishna, de telle sorte que, dans les temples où ils rendent leurs hommages à ce dieu, les hommes et les femmes les adorent eux-mêmes, se prosternent à leurs